Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 1.1853

Seite: 33
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très près de FO.-Hadjar, et dans un petit ravin sec, étaient
quelques ruines dont on profita pour faire en pierres sèches un
ponceau sur ce ravin. L'une des pierres portait une inscription
un peu fruste, mais cependant bien lisible et tout entière. Le
sens en était : Sous le règne d'Hadrien Trajan les ponts de la
route neuve de Rusicade (pontes vice novœ Ilusicadensis)
ont été contruits aux frais de la république de Cirta.

Au sommet de la montée, la voie laissait à gauche un gros
village Kabyle qui ne figure plus sur nos cartes actuelles, et
dont le nom, oublié par M. le commandant Foy, pourrait bien
être Feiaïa que porte aujourd'hui une colline voisine. A la
descente, on trouvait des ruines peu étendues, mais présentant
des pierres de taille fort belles et qui semblaient taillées de la
veille. Un peu après on rencontrait l'O.-ben-Kara-Aly, où
l'on vovait encore des ruines, mais de constructions plus or-
dinaires.

Rapportées, d'après ces indications, sur la carte des environs
de Constantine publiée, en 1853, par le dépôt de la guerre,
ces ruines se trouvent être à environ 18 kilomètres de Cons-
tantine.

Après avoir franchi l'O.-ben-Kara-Aly et le pâté élevé qui
le sépare du haut Smendou, îa voie romaine traversait ce
cours d'eau à un kilomètre environ en amont du village de
Condé ; puis continuant à cheminer à peu près parallèlement
à notre route, elle venait rencontrer l'O.-Beni-Ibrahim à un
kilomètre plus bas que le pont actuel.

Du point où elle traversait l'O.-Beni-Ibrahim, la voie se
dirigeait obliquement à droite vers la dernière échancrure
de ce côté de la crête du Kantours, rencontrant sur son trajet
plusieurs ravins dans deux ou trois desquels existaient des
ruines de ponceaux. Au sommet de la montagne, une construc-
tion dont on ne voyait plus guères que les fondations dominait
le col à gauche (environ à 31 ou 32 kilomètres de Constan-
tine).

De ce col, situé à l'Est de celui qui traverse la route actuelle,
la voie descendait en ligne droite un peu au Nord de la crête
de l'espèce d'isthme qui rattache le Kantours au massif qui
s'élève en face. La voie laissait à gauche une roche de grès
sur la saillie de laquelle était un petit village assis sur des
ruines dont la plus remarquable était un bout de muraille en
belles pierres posées par assises réglées, mais dont les lits

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