Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 1.1853

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pour trancher la question entre les deux itinéraires et parais-
sent même les rendre également probables : c'est d'après d'au-
tres considérations que je crois le dernier véritable.

D'abord, il est plus facile d'écrire XXX pour XVI que XXV
pour XL La contusion est encore plus facile et plus explicable
si la distance de Rusicade a été comptée du point de débar-
quement, c'est-à-dire, de Stora ; car, alors, au lieu de 23 à
24 kilomètres, il y en a 28 à 29, qui font XIX milles ro-
mains, chiffre facile à confondre avec XXX.

Les étapes sont plus égales dans la seconde hypothèse. En
vain objecterait-on que la seconde étape devait être plus cour-
te, parce qu'on avait à franchir le Kantours. Cette considéra-
tion a peu d'importance puisque, dans la première étape, on
avait à franchir la montagne d'Eddis, moins élevée certaine-
ment que le Kantours, mais présentant cependant une montée
fort longue. Cette objection a moins de valeur encore si le
point de départ est Stora, au lieu de Philippeville.

Enlin, les ruines de Gastonville ont avec celles de VO.
ben-Kara-Ali une analogie frappante ; c'est celle qui résulte
d'une construction en pierres de taille fort belle, construction
qu'on ne retrouve en aucun autre endroit. La voie de Rusi-
cade parait avoir été construite d'une manière plus monu-
mentale que les autres du voisinage. N'y a-t-il pas lieu de
supposer que, en la construisant, la commune de Cirta (Res-
publica Cirlensium) ait fait élever des édifices importants,
destinés à abriter les troupes aux gîtes d'étape.

Voies de Rusicade à Hyppone et Cliullu. La table de
Peutinger indique deux itinéraires différents entre Rusicade
et Hippone. Je ne connais aucun vestige qui se rapporte au
plus septentrional ; mais, en cherchant un tracé de route car-
rossable entre Philippeville et Jemmapes, plus court que celui
qui passe par St-Charles, j'ai reconnu une voie romaine, qui
suit la rive gauche de l'O. Deub, en longeant le pied des co-
teaux, et qui est très-visible sur près d'un kilomètre de lon-
gueur. Suivant moi, cette voie devait, après avoir remonté le
Safsaf et l'O. Gadi, jusqu'à sa bifurcation, s'engorger dans l'af-
fluent méridional, concédé aujourd'hui à Bou-Afia, et qu'on
m'a désigné sous le nom d'O. Djenan-el-aneb. Cette vallée,
ouverte d'abord, se rétrécit à l'approche du Kef-es-serrak :
mais cependant la rive gauche, aujourd'hui boisée, n'exige
pas de grands travaux pour une route qui s'élèverait pou
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