Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 1.1853

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Mais ces heureux résultats ne nous satisfaisaient que mé-
diocrement , car ils n'étaient pas le véritable objet de nos re-
cherches, et déjà nous nous disposions à quitter la place, un
peu désappointés, quand j'aperçus un cippe renversé, dont la
base seule se montrait hors de terre. Mes sapeurs accourent
et se remettent à fouiller de plus belle. Nous, le regard fixé
dans la direction des premiers mots qui vont apparaître, nous
attendons avec une impatiente curiosité. Enfin, nos efforts ont
leur récompense ; nous tenons le nom du lieu avec la belle
inscription transcrite ci-dessous :

IVLIAE- AVG- MATRI-

CÀSTROR- CONÏVGI-
IMP- CAES- DIVI- M- ANTO
NINI- GER.VI- SARM- FIL-
DIVI- COMMODI- FRATRIS-
DIVI ANTONINI- Pif - NEP- DIVI-
H A DR- PRON- DIVI- TRAD PART-
ABNEP- DIVI- NERVAE- ADNEP-
L- SEPTLUI- SEVERI- PII- PERTIN-
AVG- PART- ARAB- PART- ADIAB-
PROPAG- IMP- PONT- MAX- TRIB-
p. y. iMP- VIIIl- COS II- P- P- PROCOS
RES PVB-
TIDD1TANOR-
D- IV

Juliae Augustae matri caslrorum conjugi Imperatoris Caesa-
ris divi Marci Antonini PU Germanici S armât ici filii, divi
Commodi fratris, divi Àntonini PU neyotis, divi Hadriani
pronepotis, divi Trajani Parlhici abnepolis, divi Nervae adne-
potis} Lucii Septimii Severi PU Pertinacis Augusti Parlhici
Arabici Parthici Adiabenici, propagatoris imperii, pontificis
maximi, tribunîtiapôtèstate quinlum, imperatoris nonum, con-
sulis iterum, palris palriae, proconsulis, respublica Tiddita-
norum, decreto decurionum.

Ainsi donc, les ruines du Khaneg n'ont aucun rapport avec
Cirta, comme du reste on devait bien s'y attendre. Elles ap-
partiennent à l'antique ville de Tidde, ou peut-être mieux
Tiddi, mot qui fait partie du vocubulaire topographique de
la langue kabaïle, et qui indique, selon toute apparence, une
origine numide.

Après cette précieuse trouvaille, nous n'avions plus rien à
demander au Khaneg et nous allâmes visiter le menument des
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