Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 1.1853

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Sep lié nie joui née. La caravane fait halte à El-Guelà
^îe fort). Ici les habitants ont le teint basané et sont vêtus de
laine. C'est un district peu considérable, mais l'aisance y règne
généralement, parce que le blé, les dattes, les fruits et les légu-
mes y abondent A El-Guelà, l'étranger est sur de recevoir un
accueil cordial.

remarque. « Notre voyageur n'a mis que deux jours de
Onargla à El-Guelà. Or, M. Caret te compte de 70 à 75 lieues
entre ces deux points; MM. Max et Renou donnent 80 lieues;
mais, d'après les renseignements recueillis par le capitaine Sé-
roka, directeur du bureau arabe à Biskra, il y aurait quatre
jours de marche pour une caravane, ce ferait au moins qua-
rante-cinq lieues, distance encore double de celle qu'on peut
déduire de l'itinéraire que nous traduisons. »

Huitième, neuvième el dixième journée. — On quitte
El-Guelà et, après trois journées de marche au milieu de tri-
bus nomades (rehhàia) et sans habitations fixes, on s'arrête à
Aïd-el-Himar (la fontaine de l'àne). Les Arabes de cette petite
Oasis, où l'eau abonde, sont tous adonnés au travail de la
terre ; leurs jardins et leurs forêts de palmiers sont sillonnés
par des canaux d'irrigation (souàgui). Le froment, de préfé-
rence à l'orge, ainsi que le fruit du dattier forment leur nour-
riture habituelle. La race ovine , le cheval et le chameau sont
la richesse du pays ; les plantes qu'on trouve sur ce sol sont
le chièh (arlemisia judaïca), le alqouf (le labsi de Niviani)
et le halfa (espèce de jonc) (stipa tenacissima Linné).

Onz'èine journée. —- On va bivouaquer près de Bir-
Khanfouss (le puits des bousiers). Les gens de cette localité
ont la peau cuivrée ; ils ne sèment ni blé, ni orge, mais ils se
nourrissent avec des dattes, du lait de chamelle et du lait de
brebis. Ils possèdent d'immenses troupeaux de moutons et de
chameaux ; leurs chevaux sont d'une belle race. La popula-
tion de Bir-Khanfouss mène une vie errante.

remarque. « C'eU Bir-Kkoa/sa qu'il faut lire suivant la
prononciation des gens du puys ; inais alors la signification
ne serait plus la même, puisque les Khnafsa sont une tribu
nomade de Touat, qui compte un grand nombre de proprié-
tés dans le district de Gourara. Ce renseigrnemant nous' a été
fourni par le capitaine Séroka. »

Douzième journée. — Aïn-el-Hezâm (la fontaine de . la
ceinture). Ici encore on ne rencontre que des Arabes au
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