Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 1.1853

Seite: 95
DOI Artikel: 10.11588/diglit.13589.8
DOI Seite: 10.11588/diglit.13589#0099
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/annconstantine1853/0099
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
— 95 —

village le plus septentrional pourrait, en se dirigeant vers
le Sud, coucher chaque jour daus un village et mettrait bas
en arrivant au plus méridional. s

Dix-septièn,e journée. — Lb caravane s'arrête au petit
bourg de Timimoune. Les habitants ont la peau rouge ; pres-
que dénués de ressources , ils ne possèdent ni jardins, ni
troupeaux , et sont obligés de tirer de Touat et de plusieurs
autres localités la majeure partie de leur alimentation.

Dix-huitième journée. — Le soir du dix-huitième jour
on entre à Deldoul. On est heureux de trouver dans cette
petite Oasis des gens pleins de franchise, très hospitaliers jj
qui traitent l'étranger avec distinction et lui fournissent,
sans arrière-pensée, tous les renseignements dont il a besoin.
Le sol de Deldoul produit do blé et de l'orge, et nourrit des
troupeaux de chevaux et de chameaux, une des principales
richesses de la contrée. On y voit de nombreux vergers, où
abondent la figue, l'abricot, la grenade et presque tous les
fruits. L'eau, que la nature y prodigue, entretient la fraî-
cheur et la fertililé dans les jardins potagers, où croissent
touie espèce de légumes.

Dix-neuvième journée. —- De Deldoul, on marche jus-
qu'au puits des Oulad-Mahmoud. La tribu qui donne son
nom à cette localité ne possède ni champs, ni jardins. Met-
tant toute leur fortune dans les moutons, les chevaux et les
chameaux, les Oulad-Mahmoud passent leur vie sur la croupe
de leurs coursiers.

Vingtième journée. — On campe près d'une bourgade
appelée Kartsine ou Kartine. Les habitants ont lé visage for-
tement basané ; ils partagent leurs soins entre la culture des
céréales et l'entretien de leurs jardins. Les moutons, les che-
vaux et les chameaux constituent pour eux un revenu con-
sidérable. Les seules plantes qui se rencontrent dans la cam-
pagne sont le chièk (artemisia judaïca),.le gouzzah et l'ai-
qouj' ou tigouftet (le tabsi de Viviani),

remarque. « On ne connaît plus le village de Kartine : en
partant de Bir-Oulad-Mahmoud, la route qui conduit à El-
Asboue, s'appelle Tineteratine. »

Vingt-et-unième journée. —El-Asboue (les lions), où
s'arrête le voyageur, renferme une population qui récolte peu
de céréales et beaucoup de légumes. Il ne s'y fait aucun com-
merce. Les habitants ont le teint basané.
loading ...