Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 1.1853

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humaine. Durant ce long et pénible trajet, on ne rencontre
l'eau que trois fois. Le chièh est la seule plante qui rompe la
monotonie du sol.

Au sortir du désert, on arrive à l'ancienne oasis de Tindi-
dil, qui n'est plus qu'un puits. Les habitants de l'endroit ont le
teint brûlé par le soleil; leurs vêtements sont en laine. Le blé
et le riz forment la partie essentielle de leur nourriture. Ils sont
riches en chevaux, en chameaux et en bêtes à laine. Séparés
du reste des humains par deux mers de sable, ils accueillent
avec un empressement indicible le voyageur qui se présente.

A peine a-t-on perdu de vue cette terre hospitalière, qu'on
s'engage dans un désert de sept journées de longueur, désert
sans eau et sans la moindre apparence de végétation. Au sortir
de cette solitude, on rencontre la première ville du pays des
nègres, Mabrouk, en face de laquelle s'élèvent encore des
ruines considérables, restes d'une ancienne forteresse. C'est une
cité commerçante, riche et abondamment pourvue de blé, de
riz et d'arbres fruitiers ; quant à l'orge on ne l'y connaît
guère. Les nègres de la contrée portent des habits de coton ,
leurs troupeaux n'ayant pas de toison, pour ainsi dire. Dans
ce district d'une fertilité prodigieuse, le coton aussi bien que
les légumes, pousse sans culture. Quand on en a besoin, on
n'a qu'à sortir de la ville pour en faire provision daus les
champs.

remarque. « Voici comment, d'après les renseignements
obtenus par le capitaine Séroka , se divise la route d'Akabli,
pointe sud du Touat, à Mabrouk :

D'Akabli à Ghaba,

De Ghaba à Tintnaïa,

De Tintnaïa à Hartki,

De Hartki à Mequirden,

Deux étapes sans désignation, puis Oualléne.

Total : d'Akabli à Oualléne 7 journées.

D'Oualléne à Oum-gheunàne, également sept journée».

La route est partagée par ce qu'on appelle l'Oued-Men-
damma, qui est à trois jours d'Oualléne et à quatre jours
d'Oum-gheunâne. Entre l'Oued-Mendamma et Oum-gheunàne
règne un plateau pierreux : c'est la montagne dite de Tanez-
roft. D'Oum-gheunàne à Mabrouk on compte cinq journées,
ce qui donne d'Akabli à Mabrouk, en tout, dix-neuf journées,
— soit 288 lieues, comme sur la carte de Brué. Richardson

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