Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 1.1853

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île voir par lui-même ce qui se passait.... Mais, pendant ce
tempsdà, on ouvrait la porte de ia rivière , et le Sultan faisait
son entrée, monté sur une grande mule et la couronne en tête,
aux applaudissements de la population. Cet événement se
passait en l'année 704 (de J.-C. 1304) (1) »

Bab-el-oued occupait à peu près la même place que la
porte Valée, et elle était orientée de la même manière. An
second siège de Constantine, les deux batteries de brèche
avaient été établies, F une un peu en avant de la pyramide
Damrémont, l'autre à la rencontre des deux routes de Sétif
et de Batua. Or, de là on ne pouvait pas plus voir Bab«eW)ued,
qu'on ne voit aujourd'hui la porte Valée. La brèche avait été
ouverte dans la partie du rempart comprise entre le flanc
gauche du bastion de la place de la Brèche et l'alignement
de l'extrémité Nord du grand pan de mur romain, qui est
encore debout à l'angle Sud de cette place.

Les eaux qui alimentaient le faubourg et la ville étaient
amenées, ainsi que nous l'avons dit précédemment, de la
source du Bou-Merzoug par un aqueduc, en partie apparent,
en partie souterrain. Ce canal conducteur traversait les hau-
teurs en y formant une galerie en manière de carène, et,
pour franchir la vallée où le Roumel entraîne son affinent, il
passait sur une rangée d'arcades, à 22 mètres du sol. De là,
il arrivait à la crête du Coudiat-Ati, où des citerneauv et des
citernes recueillaient le liquide avant de le distribuer dans la
ville par les conduits, que des fouilles récentes ont fait décou-
vrir le long du marché aux grains, et à quelques pas seule-
ment de l'ancien amphithéâtre, désigné par les indigènes sous
le nom de fbnd<>uk-er-roum « le caravansérail des chré-
tiens (2) »

La tradition populaire appelle El-manko] le tétrapyle qui
surplombe l'extrémité de la rue Cahoreau et la rue Combes,
à la hauteur des selliers << muk es-sarrarljine. » Que ce mot
signifie la station . le portique debout, ou qu'il présente
une altération de la phrase el-ma wokof <■; l'eau s'est arrê-

(1) Voyez mon deuxième exlrait de la Farésiflde , Journal asiatique,
p. 23 du tirage à part. ;

(2) Les antiquaires ont pu hésiter quelque temps sur la position de ce
inunuinent : mais le doute n'est plus permis aujourd'hui que le Musée
possède le magnifique piédestal tjui en faisait l'ornement, et sur ,equel
on lit: AMPÏTKATiU.
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