Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 1.1853

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Ce qu'il y a d'incomplet dans ces données peut être aisé-
ment rectifié par la remarque suivante A mi-chemin , entre
Bab-el djabia et ie cap de Sidi-Rached, il existait une cons-
truction analogue à celle de Bab-er-rouàh. Là aussi, est un
point où la continitaé de l'escarpement est interrompue par
une large fente; on avait rétabli celle continuité par une
muraille s'appuyant des deux côtés à la masse rocheuse, et
au pied de laquelle avait été ménagée une poterne qui per-
mettait aux gens du quartier méridional d'aller au Roumel,
sans remonter à Bab-ei-djabia. L'an dernier, on n'apercevait
là qu'une terrasse basse soutenue par une tête de mur, le
talus d'immondices ayant masqué les assises inférieures. Mais
lors des grandes pluies de l'automne de 1854, un égoùt voisin
s'étant engorgé, les taux se sont précipitées sur la terrasse,
daus les terres profondément imbibées, ont ouvert une grande
brèche dans la maçonnerie et mis à découvert les deux pié-
droits de la poterne dont la voûte a disparu. Le déblai, et pour
parler plus clairement, le nettoyage n'a pas été assez complet
pour permettre de voir comment par cette issue on rentrait
dans la ville.

Avant de quitter un sujet intéressant sous tant de rapports,
et qui a trait à un des premiers besoins de la ville, qu'il me
soit permis d'insérer ici un passage d'Ibn-Konfoud qui montre
une fois de plus, quel était le principal moyen d'attaque contre
Constantin^ : « En 584 (de J.-C. 1189), Ali-ben-ishak-Len-
Rânïa-El-miorki (1) s'étant rendu maître d'une partie de
FIfrikïa pendant l'absence du sultan El-Mansour (2), essaya de
s'emparer de Constantine en lui coupant l'eau « b<-!;inhcï cl-
ma a n-ha. » Dans cette circonstance critique , les assiégés
eurent recours à l'intercession du cheikh Abou'l-haçan-ali-
bcn-Makhlouf (3). Touché par les prières du marabout, Dieu
fit tomber du ciel une pluie torrentielle qui gonfla la rivière

(1) Cet Aii-ben-Ishak, le Majorcain, fit beaucoup de mal en Afrique
pendant que lakoub-el-Mansour était oc.'Upé en Andalousie II mourut
en 633. (Voyez ["Histoire de l'Afrique, par Ibn abi-dinar, traduction de
MM. Pélissièr et Rémusat, p. 201).

(2) L'émir Iakoub-el-Mansonr fut le meilleur prince de la dynastie des
Almobades. En 585 (suivant Ibu-Konfoud, ce fut en 584), il passa en
Andalousie, prit Santarin et Cbebouna, causa de grandes pertes :s l'ennemi
et ramena 13,000 captifs. Il mourut dans la Kasba dè Marrakech, er- 305.
>0pus suprà laud, p. 200 et 204).

(S) Le célèbre marabout est enterré au milieu du quartier de ,
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