Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 1.1853

Seite: 121
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rvgne fçt de si courte durée, qu'il eut a peina le temps dfe
jpù'ir de sou çgùvre.

Revêtions a,ux antiquités. Avant que l'on eut eotrep^if
percement de la rue Cahoreau, chacun se demandait quelle
avait pu être l'utilité de ces arcades, dont quatre fondent le
'|etçapyîe, à guet établissement publie elles corre$npndajjent,
enfin 'à craelle époque il convient de les rapporter. Le pro-
blème serait probablement resté p»as longtemps sans solution,
si la démolition a une masure mauresque n'avait ^oui-à-coup
çkhgmj un temple grec, qui tourne son frontispice vers les
deux principales arcades, et révélé l'existence d'nn large parvis
d'où les fidèles assistaient aux sacrifices et aux cérémonies re-
ligieuses, De nouvelles découvertes ne tardèrent pas à suivre la
première : une mosàïuue comparable à celle qu'a relevée le
commandant Delamarre sur la rive gauche du Ilourael et
dont il a doté le Musée du Louvre, fut rendue à la lumière
pendant la construction des magasins de M. Garnis; tout près
de là, on déterra une frise élégante, deux lions en pierre de
grandeur naturelle, une inscription latine du plus haut intérêt,
la tète crénelée de Cirta et un mascaron sculp,ié avec une vi-
gueur de ciseau peu ordinaire (3), dans lequel je crois re-
connaître la face de Jupiter. Une partie de ces objets,précieux
est -venue enrichir la collection d'antiquités, queM- l'ingénieur
en chef des Poats et Chaussées a rangée dans un parterre
fleuri, en centre-bas de la place du Caravansérail.

A l'inspection du temple de la rue Cahoreau, on distingue
sans peine qu'il y a parenté, peut-être même contemporanéité
entre cet édiuee et celui sur les ruines duquel'je montreras
que Djama-el-Ebir avait été érigée. C'est, en effet , la même
pureté de style, la même science dans le dessin, le même fini
dans les détails, De môme recounaîtra-t-on dans les siècles à
venir une analogie parfaite entre la mosquée de Sidil-Kettani,
le palais de Sâlaa-bey ( aujourd'hui rabpiiâl civil ) et le pont
dit Et-Kantara. parce que ces divers bâtiments furent exécutés
spus le même règne par des ouvriers de Gènes.

A cause de l'excessive dévotion des habitants, et notam-
ment par suite de l'introduction des îyhouân ou confréries

(i) Aujourd'hui, la terrible figure du dieu dç l'Olympe es!, enchâssée
dans une des parois de L'escalier^de Souk-ei-asr, et n'a plus d'autre em-
ploi que de foudroyer do ses règsîals fe ipiartier des .lu ifs*
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