Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 2.1854/55 (1855)

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élait frère de mon grand-père, et lirait son origine de la tribu
des Meçoufiies (7), fraction des Sanhadjas. Autan! que son
érudition, la pureté de ses mœurs, son désintéressement et sa
dévotion ont contribué à faire passer son nom à la postérité.
Il mourut en 929 (de J.-C. 1522) àOualaten, où il avait professé
pendant longtemps. Quelques fussent d'ailleurs les mérites de
ce cheikh, il ne manqua jamais de rattacher à la crainte de
Dieu ses pensées et ses actes. On raconte plusieurs faits ex-
traordinaires qui dénotent que la grâce était descendue en lui,

VII. — Mohammed, fils d'Asu-el-Krime, et pelit-fils de
Mohammed El-Mrili, é!ail de Tlcmcen. 11 joignit à une intel-
ligence peu commune la passion de l'élude appliquée au
dogme, et se distingua autant par sa piété que par son érudi-
tion. Ce qui est vraiment digne de remarque, c'est que les
efforts de sa raison n'ont jamais atténué son respect, je dirai
même son amour pour la Somma, qui est la loi du Prophète,
ni modifié en rien sa haine contre les infidèles. Pendant son

séjour dans la circonscription de Touat, ^^icJ , (8) où l'au-
torité de sa parole lui avait acquis une influence énorme sur l'as-
semblée des notables, L^L^. il provoqua la persécution des

juifs. Rien plus, non content de les avoir réduits à l'avilisse-
ment en leur arrachant tonte espèce de privilèges, il excita le
peuple à les massacrer et à détruire leurs synagogues; mais
Abd-AIla-El-Asnouni, alors cadi du chef-lieu de la république,
désapprouva hautement ces violences, qui ne pouvaient se
justifier que par un excès de fanatisme. Les oulémas de Fez,
de Tunis et de Tlerncen furent consultés sur la question. Il y
en eut deux qui donnèrent raison à El-Mrili. L'un d'eux,
Mohammed-ben-Abd-el-Djelil, imam de.Téncs, auquel nous
devons l'histoire des Beni-Zian (9), rédigea un long mémoire
sur la légitimité de l'intolérance; l'autre, qui est Mohammed-
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