Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 2.1854/55 (1855)

Seite: 19
DOI Artikel: 10.11588/diglit.13590.2
DOI Seite: 10.11588/diglit.13590#0030
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/annconstantine1855/0030
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
— 19 —

ration loute particulière et le nomma cadi. Il mourut en 936
(de J.-C. 1529), à l'âge de soixante cl quelques années. Ou a
de lui des noies et des observations sur le Précis de Sidi-Khélil.

XI. — El-âakib-ben-Abd-Allah-El-Ansamouni, le Messou-
fite, était né à Tekra, ville bâtie sur les frontières du Soudan ,
par la tribu berbère des Sanhadjas, et suivant la prononciation
égyptienne Senhagasd'où vient le mot Sénégal. A un esprit «
vif et pénétrant, à une imagination active il joignit le goût
de la science et s'en occupait sans relâche* On admirait sa
facilité à s'exprimer. 11 composa quelques traités de jurispru-
dence dont voici la liste :

1° L'appendice au Mokhtjçar, dans lequel on remarque une
noie relative au chapitre du serment. C'est un travail excellent,
qui ne m'a pas moins servi que d'autres commentaires, pour
la rédactiou du volume que j'intitule : Tenbih cl-ouâhif âla ta-
hrir Khas&ascl nièt cl-halif.

2° Ondjoub el-djcmaa bi-Karièl'Amamoun; thèse où il démontre
d'une manière triomphante que la prière solcmnelle du ven-
dredi peut être célébrée dans la petite ville d'Ansamoun. D'au-
tres docteurs avaient prétendu le contraire.

5° El-djouab cl-meldjoub an acilel el-Kadi Mohammed-bcn-
Mahmond, réponse énergique aux questions posées par le cadi
Mohammed-ben-Mahmoud.

4° Adjoubct el-fakir â% acilel el-émir, réponse de l'humble
serviteur au souverain. L'émir Aska-el-Hadj lui avait demandé
la solution de plusieurs questions de droit cl de religion.

El-Aakib-el-Ansamouni fut l'élève d'El-Mrili ; il suivit aussi
les leçons de Djelal-eddine-es-Soyoulhi, au Caire. 11 eût plu-
sieurs thèses à soutenir contre le hafiz Maklouf-el-Bilbali. La
date de sa mort est fixée après l'année 950 (de J.-C. 1545.)

XII. — Mohaîdied-ben-Mahmoud-ben-Omar-ben- Mohammed-
Akit-ben-Omar-ben-Ali-ben-Yahia appartient à la tribu des
Sanhadjas. Il succéda à son père dans les fonctions de cadi de
Tombouctou, Loin d'être enivré par les honneurs el la richesse,
loading ...