Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 2.1854/55 (1855)

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il conserva au milieu de ions ces avantages la pureté de ses
vues et mourut sans reproches l'an 709 (de j.-C. 1513). On a
de lui un eonnnenîaire de la Man&hoûma d'El-Mriii ou Traité
de logique en vers. Mon père étudia auprès de lui la rhétori-
que et l'art de raisonner.

XIII. — El-AaRIB-BF.N-MOHAMMED-BEN-MaHMOUD-BEN-OmAB-

ben • Mohammed - Arit -ben - Omak - ben-Ali-ben-Yahia, issu de la
même tribu que le précédent, naquit en 913 (de j.-C. de 1508)
à Toinbouctou, où la droiture de son caractère ne contribua
pas moins que son érudition à lui faire décerner la charge de
cadi. Il y avait en lui un mélange de fermeté et d'indépendance
qui le mettait au-dessus de tous les préjugés. Devant le sultan,
il émettait ses opinions avec la même franchise que s'il eût
parlé devant la population. Quoique cette façon d'agir ne lais-
sât pas de lui attirer de nombreux désagréments, il jouissait
d'une grande considération , et le respect qu'on avait pour lui
allait jusqu'à la vénération. Dès qu'il remarquait dans la con-
duite du chef du pays un acte réprouvé parla loi du Prophète,

il offrait sa démission et s'enfermait chez lui,

bj L; ^Xw j b>**>2.2 (3j^ t>j£-- On venait alors le trouver,

on cherchait à l'apaiser, et quand il ne pouvait plus faire au-
trement que de céder aux prières, il reprenait ses fonctions.
Les scènes de ce genre se reproduisirent plusieurs fois. Ceux
qui ont connu El-Aakib-ben-Mohammed, le considèrent comme
un devin ; ils affirment non seulement qu'il possédait la faculté
de lire dans les secrets de l'avenir, mais que jamais sa science

ne fut en défaut

J'

Il possédait une fortune qui approchait de l'opulence; et ce
qui ne laissait pas de lui faire honneur, c'est que la délicatesse
de ses sentiments lui gagna l'estime générale.

A Tombouctou, il eut pour professeurs son père et son
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