Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 2.1854/55 (1855)

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oncle maternel. Lorsqu'il se rendit en Orient dans le but d'ac-
complir les devoirs du pèlerinage, il s'arrêta au Caire, où
Nacir-eddine-elrLakkani lui délivra un diplôme général pour
l'enseignement. 11 y fit aussi connaissance avec les cheikhs
El^Biskri et AbouI-Hassan-e!-P>ekri.

C'est au docteur El-Aakib-ben-Mohammcd cpie je dois un
des diplômes (idjaza) qui m'ont été accordés à la fin de mes
études. Sa mort eut lieu au mois de redjeb, l'an 99i (de
J.-C. 1583.)

XIV. — Ahmed-ben-Mohammed-ben-Saïd , né à Tombouctou
en 931 (de J.-C. 1524), est le petit-fils du docteur Mahmoud-
ben-Omar dont j'ai donné plus haut la biographie. Il avait
fait ses premières études auprès de son grand-père, et lu avec
lui le Précis de Sidi-Khelil et la Rirâla d'Ibn-Abou-Zeid. Les
difficultés de la Moudawwana lui furent expliquées par un
autre professeur. Il commença à enseigner Je Code musulman
en l'année 9G0 (de J.-C. 1553). Beaucoup de lhaleb se formè-
rent à ses leçons; on cite parmi eux le cheikh Mahmoud ainsi
que son frère Ahmed. Il a laissé une paraphrase ùuMoklilaçar
qui n'est pas sans valeur.

Il mourut dans le mois de moharrem de l'année 976 (de
J.-C. 1568). Je l'ai connu dans ma jeunesse et j'ai même assisté
à ses cours. (C'est Ahmed-Baba qui parle).

XV. — Ahmed-ben-Ahyîed-bfn -Omar-ben - Mohammed-Akit-
ben-0.mar-ben-Ali-ben-Yah!A est le célèbre jurisconsulte
auquel je dois le jour. Issu lui-même d'une famille de lettrés,
il était né dans le pays des nègres, au commencement de
moharrem, l'an 929 (de J.-C. 1522). Son érudition, qui avait
pour mobile une grande pénétration et une mémoire solide,.
lui assigna une place d-siinguée parmi les docteurs du temps.
Epris d'un amour inépuisable pour les différentes sciences que
cultivent les musulmans, il avait fait une étude approfondie
de la théologie, de la logique et de la diction» S'il jouissait
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