Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 2.1854/55 (1855)

Seite: 38
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j'avais eu seulement l'intention de préparer des additions au
répertoire d'Ibn-Ferhoune-el-Iamri, où figurent déjà six-cent
trente personnages, et de mentionner ceux dont il avait négligé
de parler ou qui avaient échappé à sa connaissance ; mais,
peu à peu mes notes ayant pris du développement, je cédai
au désir d'agrandir mon plan , et je groupai dans un cadre
considérable tous les hommes de la même secte qui s'étaient
illustrés par leur science ou par la sainteté de leurs actes.
C'est ainsi que mes notes et mes extraits finirent par se fondre
ensemble, à l'aide d'un nouveau remaniement. Je publiai la
première édition de la suite du Dibadje, en l'année 1005 (de
J.-C. -1596). Elle ne laissa pas d'avoir quelques succès, car
on en multiplia les copies. Depuis, revenant sur mon idée,
j'ai pensé qu'il valait mieux me borner à faire l'historique des
imams et des auteurs hors ligne, et j'ai appelé mon livre
Kifaïet el-mouhtadjc li-maarifel men leïça fi'l-dibadje, documents
suffisants pour connaître les docteurs qui ne sont pas men-
tionnés dans le Dibadje, Lj^jx^ ^LôsrUj _

G • - y

Le Tekmila et le Kifaïa existent à Constantine; je les ai
consultés simultanément sans y trouver d'autre différence que
la prolixité des narrations qui concernent certains marabouts
de l'Afrique.

Doué d'une raison forte, d'une sagacité peu commune et
d'une ardeur infatigable pour la méditation des lois qui régis-
sent le monde musulman, Ahmed-Baba avait sacrifié la plus
grande partie de son temps à l'examen de Sidi-Kheiil et de
ses commentateurs. Ses efforts tendaient non seulement à
aplanir les avenues de la jurisprudence, mais à eu reculer
les bornes. Il se posa en interprète du code malékite, et c'est
là son meilleur litre à la reconnaissance de la postérité. Le
nî, que j'extrais de la vie de Sidi-Khcli! (Tekmiî.
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