Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 2.1854/55 (1855)

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sai, comme te Dr Bai lli, bien que je n'eusse pas la moindre
notion de l'alphabet berbère, ou peut-être parceque je l'igno-
rais, que ces deux lignes dataient de l'époque où les Berbères
défendaient El-Djem contre l'invasion arabe. Un passage d'El-
Tidjani, qui appelle l'amphithéâtre « le château de IaKahena ».
et raconte le siège qu'elle y soutint, donnait une certaine
vraisemblance à cette supposition. L'examen attentif de l'ins-
cription m'a inspiré bien des doutes à cet égard. 11 n'y a
aucun rapport, en effet, entre les caractères dont il s'agit et
l'alphabet berbère, tel qu'on croit l'avoir retrouvé chez les
Touareg. Je ne saurais admettre, d'ailleurs, avec le Dr Barlh,
que l'inscription qui aurait été, selon lui, une formule magi-
que, un talisman, soit complétée et pour ainsi dire expliquée
par les grossières figures de poignards gravés au-dessous. Ces
figures sont d'une date évidemment postérieure, car les lettres
de l'inscription offrent dans leur creux la même teinte que les
pierres de l'amphithéâtre, tandis que les traits qui figurent
ces emblèmes guerriers sont d'une teinte plus claire. En outre,
ces figures sont reproduites à plusieurs autres endroits de
l'amphithéâtre.

Je laisse à voire sagacité, Monsieur, le soin de résoudre
cette énigme épigraphique. Le seul fait que je puisse affirmer
c'est que l'inscription a élé gravée postérieurement à la cons-
truction de l'amphithéâtre. La convexité, bien que peu sen-
sible, de la pierre qui la supporte, ne permet pas d'admettre
qu'elle ait été encastrée dans l'édifice.

L'inscription n° 2 est évidemment arabe, et pourrail peut-
être se traduire par :

Il ne faut pas attacher une grande importance aux poinis
distinctifs des lettres, le luxe de la ponctuation qu'on y re-
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