Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 2.1854/55 (1855)

Seite: 53
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(près de la ville de Constanline. )

î. La grolle dite R'ar ez-zemma. — II. Le château des Phaensiens. — III. L'évêché
d'Arsacal. — IV. Les inscriptions d'Aïn-Kerma.

La région du Chetlàba, qui, d'une part est contiguë au
territoire civil de Constantine, et de l'autre, s'avance en
manière de promontoire jusqu'au 38e kilomètre de la nouvelle
route de Sétif, ne laisse pas d'offrir à l'archéologie une mine
aussi neuve que féconde : car elle fut habitée, sous la domi-
nation romaine, par des populations laborieuses et commer-
çantes, dont on voit encore sur le sol les nombreux établis-
sements, depuis Sakiet-er-roum « le canal des Romains » ,
jusqu'à la belle fontaine des Oulad-Rahmoune, laquelle a per-
pétué le nom ancien de la localité dans celui d'Aïn-Phouwa.
Aujourd'hui, lorsqu'on y rencontre sur une étendue de huit
lieues, quelques pauvres gourbis en pierres sèches ou en pisé,
on a peine à se figurer que Cérès et Mercure y aient eu leurs
prêtres, leurs autels et leurs fêtes.

11 y a pourtant là tout un monde à étudier; il y a là de quoi
défrayer pendant plusieurs mois, la sagacité de l'épigraphiste
le plus actif. Mes recherches m'ont amené à reconnaître que
la région du Chetlàba se divisait, au temps du paganisme et
dans les premiers siècles de l'ère chrétienne, en deux circons-
criptions territorales : l'une qui vivait sous la protection du.
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