Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 2.1854/55 (1855)

Seite: 82
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qu'il est question dans l'inscription dont il s'agit, d'une as-
semblée de décurions (consensu ordinis), et que le lieu où s'éle-
vait ce monument avait été donné par décret de cette assemblée
(L. D. D. D. locus dalus decrelo deeurionum). C'était donc une
civitas, une cité. Or on sait que lors de l'établissement du
christianisme, toutes les cités devinrent des évêchés. 11 en
résulte que nous pouvons espérer de retrouver le nom de
cette ville plus ou moins altéré, il est vrai, comme la plupart
des noms géographiques qui ne nous sont parvenus que par
des documents manuscrits, dans la liste des évêchés de l'an-
cienne Numidie, liste qui nous a été conservée par Victor de
Vite, et que nous avons plusieurs motifs de croire complète.
C'est en effet ce qui a eu lieu : le cinquante-septième évêque
de cette liste est appelé episcopus Arsicaritanus ; et ce nom
est évidemment le même qu'Arsagalilanus, ou plutôt Arsaca-
litanus, (M. Cherbonneau hésite lui-même entre ces deux lec-
tures); car il n'en diffère que par deux lettres, un i mis à la
place d'un a (ars\ pour arsk), ce qui peut être le résultat d'une
erreur de copiste; et un r pour un l (caRi pour edhï), ce qui
n'est probablement qu'une prononciation différente du même

nom..... Du reste, nous ne connaissons qu'un seul évêque

d'Arsacare ou Arsacale. Ce prélat s'appelait Servus; il assista,
en 484, à une assemblée d'évêques convoqués àCarthage, par
le roi vandale Hunéric, et fut déposé et condamné à l'exil, à
cause de son attachement au catholicisme. » (Alhen. franç.,
21 juillet 1855, p. 625.)

Le mot Kasariana qui est digne d'une attention particulière,
autant par sa terminaison que par la position qu'il occupe
(lig. 4 et 5), avait été pris pour un nom propre. M. Léon
Rénier en a fait l'objet d'une remarque que je transcris ici, en
rendant hommage à sa sagacité : « Mais cette ville, dit le savant
épigraphiste, n'est pas la seule qui soit mentionnée dans l'ins-
cription. Si l'on pouvait adopter la traduction proposée par
M. Cherbonneau, la femme qui a consacré cet autel se serait
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