Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 2.1854/55 (1855)

Seite: 103
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éloigné, il eut l'honneur d'entrer dans cette capitale à la tête
des troupes algériennes, et de pacifier la régence. C'est à
l'historien Ben-Abd-el-Aziz que nous devons le récit de ses
exploits.

Pour arriver à connaître la vérité, il fallait d'abord savoir
dans quelle mosquée cette inscription avait été prise avant
d'être déposée au palais, et puis apprendre l'origine de l'alté-
ration du texte.

Comme un grand nombre de temples musulmans ont été,
depuis la prise de la ville, ou démolis ou enlevés au culte,
pour cause d'utilité publique, et que la table de marbre n'offre
d'autres documents que le nom de ^wi-uû. à la cinquième
ligne, et à la fin de l'inscription Huceïn-ben-Mohammed, en
manière de chronogramme, je me trouvais dans l'embarras.
J'eus donc recours à plusieurs vieillards du pays, entre autres
à l'ex-cadi hanéfile Mustapha-ben-Djelloul. Voici la note qu'il
voulut bien me communiquer :

« Mon grand-père, le seïd Abbas-ben-Ali-Djelloul, origi-
naire de Fez, dans le Maroc, avait quitté la secte malékite
pour embrasser celle d'Abou-Hanifa ; il exerçait les fonctions
de bach-kateb (secrétaire-général du gouvernement) auprès
du bey de Constantine, Huceïn-bou-Koumia. S'il jouissait d'une
grande fortune, il savait aussi en faire un usage honorable.
En l'année 1143 (de J,-C. 1730), il fit bâtir, à ses frais, une
mosquée dans le quartier de Souk-el-Rezel, où se tient le
marché à laine filée, (aujourd'htd rue Caraman.)

« Pour consacrer la mémoire de cette œuvre pieuse, Abbas-
ben-Ali-Djelloul fit placer au-dessus de la porte principale une
inscription en caractères mecherki d'une rare élégance, dont
voici le texte et la traduction. Les huit vers qui forment la
partie principale de l'épigraphe sont du mètre kâmil et don-
nent le pied moute-faïloun répété six fois. La table de marbre
étant oblongue, on les a gravés deux par deux sur une ligne,
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