Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 2.1854/55 (1855)

Seite: 108
DOI Artikel: 10.11588/diglit.13590.11
DOI Seite: 10.11588/diglit.13590#0119
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/annconstantine1855/0119
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
ESSAI

si;n le

Le monument que, dans la province de Constantine, beau-
coup de personnes désignent à tort sous le nom de tombeau

de Syphax, est appelé par les arabes Madr

11 a été appelé de diverses manières : Médrachem, par MM. Du-
reau de la Malle, Peyssonnel, Mannert et autres; Madrazen, par
le général Carbuccia; Medracen, par M. H. Fournel; Medghassem,
dans les renseignements statistiques fournis par les bureaux
arabes et imprimés par ordre du Ministre de la guerre; enfin
Maïdgh-Assem dans la carte de l'Algérie qui accompagne ces
renseignements, par M. Carette. C'est aux personnes versées
dans la langue berbère qu'il convient de fixer ce nom et d'en
examiner la signification.

On s'explique difficilement comment il se fait que, connu
comme il l'est depuis plus de cent ans, ce monument n'ait
encore été l'objet d'aucune étude sérieuse. Cela tient, sans
doute, aux récils mêmes des voyageurs qui l'ont fait connaî-
tre, récits dans lesquels il n'était pas possible d'en soupçonner
la haute antiquité, ni les caractères qui pouvaient éveiller
l'intérêt et l'attention du monde savant. Ces récits, faits par
des voyageurs qui avaient une mission scientifique, devaient
faire supposer que leurs auteurs avaient les connaissances
nécessaires pour parler des objets qu'ils visitaient, et que tout
ce qui était digne de remarque serait le sujet de leurs inves-
loading ...