Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 2.1854/55 (1855)

Seite: 118
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A l'est, c'est le lac de Schemora, le Bou-Arif avec ses gran-
dioses et pittoresques sauvageries; au loin, l'interminable
plaine des Haraktas, le Djebel-Guérioun, le Lemsen, et le
pic qui fut autrefois la tour de César. Au sud, un magni-
fique rideau de montagnes, couvertes de gigantesques brous-
sailles , semble un admirable frontispice à la plaine d'El-
Madère. Un pays aussi beau, aussi favorisé, pouvait bien
être choisi pour être la résidence des rois et le centre de
leur gouvernement.

Sous les Romains, la civilisation s'y montrait dans tout son
éclat; c'étaient ses arts, son luxe, sa littérature; mais en même
temps une loi impériale a interdit l'Afrique aux exilés, parce-
que, disait le législateur, « ils y eussent trouvé les habitudes,
les plaisirs et le langage de Rome, »

F. BECREIl.

Nota. — Le mémoire ci-dessus a été offert à la Société
archéologique de la province de Conslantine par M. Becker,
ancien architecte, et lu dans la séance du mois de mars 1855.
On nous apprend que l'auteur est mort à Balna dans le cou-
rant de la même année. (Noie de la rédaction.}
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