Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 2.1854/55 (1855)

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D'APRÈS LES ÉCRIVAINS MUSULMANS.

Le monde, jadis habile par les générations ensevelies sous
le sol qui porle les nations vivantes, est le domaine de l'ar-
chéologie, et l'archéologie, dans la généralité de son acception,
comprend l'étude de l'antiquité toute entière par les monu-
ments et par les textes, qui se prêtent un mutuel secours.
C'est sur cette science que l'histoire fonde ses plus positives
certitudes. Tandis que l'une fouille dans la poussière des temps
passés, l'autre y retrouve les princes et les peuples, l'époque,
la place et les actions de chacun d'eux. Et, comme l'a dit un
écrivain, à moins de nier l'utilité de l'histoire, on ne peut
mettre en doute l'utilité de l'archéologie.

Quel ne dut pas être l'élonnement des Arabes, lorsque l'ar-
deur du prosélytisme les jeta tout-à-coup hors de leur pénin-
sule, qui demeurait depuis des siècles comme séparée du
reste de l'univers? De quel œil virent-ils les merveilles des
civilisations éteintes? Comment s'expliquèrent-ils le problème
de l'antiquité? Il serait intéressant de rechercher leurs impres-
sions dans les auteurs que nous avons entre les mains, et
d'examiner s'ils étaient enfin parvenus, à l'aide de l'érudition,
à comprendre la constitution sociale des Grecs, des Romains
et des Phéniciens. J'ai compulsé les livres des voyageurs, des
géographes et des historiens, dans l'espoir d'éclairer un peu
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