Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 2.1854/55 (1855)

Seite: 132
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défendu ce côté par de solides remparts dont on aperçoit
encore les traces sur quelques points.

En parcourant le plateau sur lequel était assise l'ancienne
cité, j'ai pu remarquer qu'il n'avait jamais existé de fortifi-
cations sur le bord supérieur du ravin, ni de constructions
importantes dans son voisinage. La masse des édifices, comme
on peut en juger par les restes, était placée sur le versant
nord-est de la montagne, c'est-à-dire vers l'unique point que
la nature ait négligé de fortifier. Ainsi Tiddis, que sa position
devait rendre inexpugnable, n'a jamais été une ville bien im-
portante, du moins , sous le rapport de la population, car les
ruines proprement dites ne couvrent guère qu'une surface de
10 hectares, le quart de celle du plateau. En dehors des ruines
dont je viens de parler, on trouve sur la plate-forme une
assez grande quantité de monuments isolés les uns des autres,
mais complètement détruits. Parmi les objets intéressants que
nous y découvrîmes, je citerai plusieurs colonnes appui-tenant
a différents ordres, des chapiteaux, des corniches et des
fragments d'architecture, ce qui me fait supposer que ces rui-
nes appartenaient à des édifices publics.

Je regrette beaucoup de n'avoir pas essayé de gravir le
mamelon conique qui domine le plateau au nord. Peut-être
aurions-nous vu à son sommet les restes d'une citadelle ou
d'un poste d'observation; car de ce point, la vue se perd dans
l'immensité de l'horizon. Mais épuisés de fatigue et torréfiés
par l'ardeur du soleil, nous songeâmes à opérer notre retraite
en suivant jusqu'au bas de la montagne l'ancienne route de

cueillies, dit le savant épigraphiste à la page 19, ont confirmé un fait que
deux inscriptions de Consianline et une de Pliilippeville m'avaient déjà tait
soupçonner, à savoir que les villes de Cirta, Milev, Chullu et liusicade,
bien qu'ayant chacune le titre de colonie, n'avaient cependant qu'un seul
corps de magislraiure, et représentaient, par la réunion de leurs terri-
toires, celui qui avait été donné par César à Sïttus et à ses partisans. »

(I\'ole de la Rédaction )
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