Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 2.1854/55 (1855)

Seite: 152
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La seconde épilaphe, qui esl d'une exécution parfaite sous
le rapport de lu sculpture, a été extraite par M. Morand des
fouilles pratiquées dans son jardin de l'Oued-Yacoub, à droite
de la voie romaine qui conduisait à Batna. Les 2 premières
lettres du verbe qui termine l'inscription sont séparées des
autres lettres par un défaut de la pierre, que j'ai repré-
senté à l'aide de points. A la 7e ligne, le mot carissime
porte un e au lieu d'un a-e. Je traduis ainsi l'épitaphe :

N° 10.

D . M .
ANTONIA.
M ON M G A.
V. A. I.XI. OTB!).
5 VOLVMNIVS.
FELIX. MARITAL.
CARISSIME. STA
TVAM. ET. ARAS.
DVAS. YXO. NOMI
10 NE.SCR1PTAS.ME
RENTI.CO..NST1TV
1T.

DU Manibus. Antonio, Monnica vixit annis 61. Ossa tua benè
quicscant! Volumnhis FeUx marital carissimoz statuant et aras
duas uno nomine scriptas merenli constitua.

<i Aux Dieux Mânes. Antonia Monnica a vécu 61 ans. Que tes
os reposent en paix ! Volumnius Félix a érigé à sa chère et
digne épouse une statue et deux autels portant le même nom.»

Mahidjiba, que les indigènes appellent aussi Ksar-muh-
djouba « le château de la récluse », est un groupe de ruines
situé à 25 kilomètres à l'est de Constanline, sur la croupe
d'un coteau devant lequel se déroule une longue plaine dont
la fertilité forme un riant contraste avec l'âpreté et la nudité
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