Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 3.1856/57 (1858)

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mer que c'esl un aleph , et, en effet, il parait concourir à y
former le nom de femme twy (l).

Les n0' 4, 5 , 6, valant B, sont des modifications d'une
même figure faciles à relier ensemble. Dans d'autres cas, le
cercle est devenu un carré □ , ainsi qu'il arrive souvent
dans l'écriture lapidaire, par suite de la plus grande facilité
de graver des lignes droites que des courbes. Nous voyons
un exemple semblable aux nM 57 et 58 valant R l'un et
l'autre. On trouve le B et R carrés sur une stèle en grès dé-
couverte en Kabylie vers la fin de 1854 ou au commence-
ment de 1855, et conservée, je crois, au musée d'Alger. Sur
le bouclier loùarig, le R a la forme d'une losange.

Les n°s 11 et 12 = M, ne sont pareillement que des nuan-
ces d'une même figure dont la forme originale, c'est-à-dire
courbe, semble conservée dans l'inscription de Lalla-Mar-
ghnia.

Le n" 26 , signe antique, a ses analogues modernes dans
les nOB 27 et 28 ; ceux-ci sont indiqués comme valant Zaïn ou
Z; or, on sait quelle affinité existe entre celle lettre et le
theth.

Le n° 30 donne lieu à une semblable observation par rap-
port au 29 dont il est une simplification; la valeur samedi
ou S qu'Oudney lui assigne peut s'échanger dans les dia-
lectes dont il s'agit avec celle du tau que le précédent pos-
sède sans aucun doute sur le monument de Thugga. La va-
riante 30 se trouve sur le bouclier touarig dans un groupe
TNTT/'MN symétriquement répété vers le milieu de chacune
des deux grandes lignes, ainsi que dans le dernier mot

(1) L'un des quatre Touarigs qui sont venus à Alger ont donné ce
sens de l'inscrtplioii : « Aïscha a donné ce bouclier à.... pour lui servir
de talisman contre l'amour de toute autre femme. » Cet indiscret était
cousin de la teudie Aïscha. Mais je le soupçonne de n'avoir pas tout dit ;
je présume que la petite li^ne, celle du centre, exprime l'élan de joie
d'une rivale heureuse,
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