Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 3.1856/57 (1858)

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mot appellatif précédent au nom propre commençant la se-
conde ligne. Cet intermédiaire n'existe pas dans le texte de
M. Renier. Le rapport dont il s'agit était assez souvent, dans
le dialecte araméo-syriaque, comme presque toujours en
hébreu, exprimé aussi par la simple apposition; c'est le cas
de l'inscription de M. Renier. On doit donc trouver immé-
diatement le nom du défunt, car, par la première ligne,
nous savons que nous avons affaire à une épitaphe. Or, effec-
tivement, on déchiffre sans peine inipn, qui rend très-
visiblement Mocimi (1). Puis on lit avec la môme facilité, à la
fin de la seconde ligne, *n, qui remplace ordinairement en
palmyrénien le p hébreu dans la signification Fils. Le con-
séquent doit être le nom du père, que le texte latin nous
apprend avoir été Sumon; le texte palmyrénien donne, poul-
ies trois premières lettres de la troisième ligne, vcw, c'est-à-
dire exactement Sumo. La même ligne est terminée par le
groupe semblable à celui qui clôt l'inscription de M. Bois-
sonnet. Ce rapport prouve que le grmipe constitue par lui-
même un mot; or, entre lui et le nom propre Sumo que
nous venons de reconnaître, existe une figure insolite qui
ne peut être que le nun nécessaire pour compléter ce nom,
savoir pne;, car le N du nom latin au génitif est radical et
l'on trouve Symôn au n° 4506 des inscriptions grecques. Le
groupe qui suit a été, par M. de Luynes, lu bin et traduit
par Deperiit, corruptus fuit, euphémiquement decessit. Cette
leçon me paraît incontestable ; je l'adopte donc avec em-
pressement, en y rattachant en outre le sens defwere,
vanescere, que comporte aussi le verbe hébreu. Je trouve en-
suite, au commencement de la dernière ligne , iw, année,

(1) Mokeirnos ou Mocimus revient très-fréquemment dans les inscrip-
tions palmyréniennes en langue grecque ; on le remarque dans le Corpus
de Boeckh aux n°> 4479, 4481, 4490, 4502, 4504, et, dans le dernier cas,
l'épitaphe commence par Mv^éiov, mémorial, équivalent au premier
mot de nos deux inscriptions.
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