Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 3.1856/57 (1858)

Seite: 22
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admissible, el si elle est légitime, elle indique dans ce qui
précède un nom propre. Dès lors l'analogie suggère pour la
première figure, représentée par?, la valeur du lamed, L,
marque du datif (1), et un second nom propre, celui du
père, doit exister au commencement de la seconde ligne.
La deuxième figure de cette ligne doit encore être une
ligature valant yu, et après elle, revient la figure que j'ai
signalée au début de l'inscription. Le nun lié à v dont je
viens de parler annonce une terminaison de mot; le nom
du père serait donc funs. La répétition des trois premiers
vau à la dernière ligne me semble ne pouvoir indiquer que
la copule et ne se concilier dès lors qu'avec autant de noms
propres; par suite, un nom propre doit exister aussi à la fin
de la seconde ligne, et il doit être lui-même précédé d'un
verbe dont ces noms composent le sujet complexe. Si la
troisième figure de la seconde ligne est un lamed, le verbe
est vh ou rroS et le premier nom propre anan ou ana; vsh
ourvoS répond au chaldéen titeh, abscondidit, et au propre,
ce me semble, terrâ abscondidit, ainsi que le donnent à
penser et le correspondant arabe et le dérivé hébreu
hne1?, stellio. Le sens entier de l'inscription serait donc :
« Athabse, filio Tasanis. Terrâ abscondidit Nahab cum Thana
et? nasathane et Quoua(2). » On voit que je considère comme
ligatures valant na les figures occupant le sixième rang de la
seconde ligne, les troisième et sixième rangs de la dernière :
cette détermination s'accorde avec la forme du nun et du hé

(1) Il y a une figure à peu près semblable sur l'inscription de M. R., au
commencement de la dernière ligne ; ici le contexte réclame un schin et
indique en conséquence que, par l'effet du temps sans doute, a disparu
un petit Irait extérieur qui entre dans la figure de cette lettre. Mais sur
le marbre de M. Costa, le schin paraît avec une forme qui ne pourrait pas
se prêter à une pareille assimilation.

(2) Sur les inscriptions grecques de Palmyre, les individus ont quel-
quefois plusieurs noms; il serait donc possible que sur notre inscription
aussi une série de divers noms appartînt à une seule personne.
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