Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 3.1856/57 (1858)

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qu'on peut supposer être le n° 51 incomplet. Au palmyré-
nien, la septième, ligature qui me paraît valoir ]©; la neu-
vième, qui est un aïn; la onzième, ligature sur laquelle je
me suis aussi expliqué; la dix-huitième, autre ligature qui
ne peut que représenter ru ; la vingt-troisième, bien connue
pour le theth; la vingt-sixième, pour le beth; la vingt-sep-
tième, pour l'aleph; la vingt-neuvième doit être le vau, et il
y a assez de proximité entre cette lettre et le iod pour expli-
quer la confusion qui a eu lieu.

Je saisis cette occasion de faire remarquer, comme un point
qui mérite peut-être un examen ultérieur, que plusieurs des
figures alphabétiques substituées par les indigènes à celles
de l'alphabet phénicien proprement dit ou punique, ont une
notable ressemblance avec les équivalentes palmyréniennes
ou syriaques.

Je désire, monsieur, avoir convaincu vos lecteurs que
les monuments dont je me suis occupé sont loin d'être
dénués de tout intérêt et d'utilité, loin, par conséquent,
de mériter leur indifférence. Je serai satisfait si ce ré-
sultat les engage à recueillir avec soin et à vous faire con-
naître ceux qui se présenteront à leur vue ; bien plus en-
core, s'il les excite à étudier les inscriptions ou les autres
caractères archéologiques que pourront porter ces restes de
l'Antiquité.

Agréez, etc.

A. Judas.

P. S. La ligure insolile de l'inscription palmyrénienne de M. Renier,
page 18, peut être une ligature composée de vau et de nun, c'est-à-dire
la terminaison pleine du nom sémitique Simou.
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