Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 3.1856/57 (1858)

Seite: 34
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avoir eu seulement pour objet de protéger le corps , a dû être
calculée de manière à pouvoir graver une inscription sur une
de ses faces latérales et dans le sens de la longueur : c'est, en
effet, ce qui a eu lieu. Nous donnons {voir planche If, fig. 2)
la configuration du couvercle, vu dans le sens du revers.

Avant de parler de cette inscription, nous ferons remar-
quer que le dessus dudit couvercle porte, à égale dislance
(0 m. 50 c. environ) de chacune de ses extrémités, deux
scellements ronds, en fer, autour de l'un desquels s'arrondit
encore une soudure en plomb. On se perd en conjectures sur
la destination de ce double appareil : étaient-ce des statues
qui auraient été érigées là ? Dans cette hypothèse, le peu
d'élévation de la voûte, diminuée de la hauteur du tombeau,
n'aurait guère permis d'y faire tenir que des statuettes. Il
semble plus probable d'y trouver la place d'urnes funéraires
ou de lacrymatoires, plutôt même celles-ci que celles-là; car,
comme nous l'avons dit, le corps du défuul n'ayant pas été
brûlé, il devenait inutile de recueillir ses dépouilles dans une
urne cinéraire. En aucun cas, ces deux scellements, qui ne
traversent pas la pierre, n'auraient pu servir à attacher le
couvercle au sarcophage; un simple mastic, détérioré par le
temps, les unissait tout simplement.

L'inscription, resserrée clans un si mince espace, n'a que
1 m. 20 c. de longueur, sur 0 m. 18 c. en hauteur. Elle est
disposée sur huit lignes, les sept premières d'égale longueur,
la dernière débordant par chaque bout les précédentes.

Cette inscription que nous reproduisons teoUuellement ci-
après, n'a pas élé difficile à relever, car elle est bien conservée,
excepté cependant à la dernière ligne, gravée à l'extrême bord
de la pierre et qui a souffert ; la voici :
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