Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 3.1856/57 (1858)

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relevé les remparts, prit le nom de Constantine. Ces honneurs
lui furent rendus par les païens, du nombre desquels étaient
encore, à celle époque, les magistrats et les décurions qui,
dans chaque ville, donnaient seuls leurs suffrages et décer-
naient à leur gré un honneur. Tant il est vrai que l'ambition
de la distinction et les richesses ont toujours été des entraves
qui empêchent les hommes d'embrasser librement et irrévo-
cablement la sainteté de la vie chrétienne.

II. Documents sur l'hérésie de Silvain, évêquede Cirta [l'an 520 J.

Le consulaire de la Numidie était alors Zénophile, person-
nage considérable. A son tribunal fut portée, cette année, une
affaire grave, dans laquelle se révélèrent les fautes sans nom-
bre des Donatisles, et où leurs crimes multipliés furent mis
au grand jour. Les actes publics en ont été conservés. Augus-
tin en parle en ces termes :

« Il nous reste, dil-il, du consulaire Zénophile, des monu-
ments écrits qui nous apprennent qu'un certain Nundinarius,
diacre dégradé par Silvain, évêque de Cirta, indigné de n'a-
voir pu, avec les recommandations d'autres évêques, recou-
vrer les bonnes grâces du sien, dévoila et proclama publique-
ment, devant le tribunal, bien des faits ignorés jusque-là;
èntr'autres ce que nous avons déjà rapporté, que les évêques
séduits par l'argent de Lucille, élevèrent à Carihage, au sein
même de la métropole de l'Afrique, autel contre autel. »

Pareillement fut aussi révélé ce que nous avons dit plus
haut être arrivé à Cirta, sous l'épiscopat de Paullus, lorsque
Silvain, qui lui succéda, n'était encore que diacre. Toutes ces
manœuvres, continue Augustin, furent mises au grand jour
par des témoignages fidèles et par une multitude de lettres.
Après ces éclaircissements, Zénophile dit : Les actes et les
lettres dont nous venons de faire lecture prouvent que Sil-
vain est traditeur.
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