Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 3.1856/57 (1858)

Seite: 54
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ne se piquent pas d'être membres d'une société archéologique,
et vous connaissez leur génie destructeur.

Mais, voici peut-être quelque chose de plus curieux. Les
forêts de l'Afrique septentrionale, comme celles de la Gaule,
auraient-elles couvert de leurs ombres les mystères druidi-
ques? Le fait suivant semblerait répondre affirmativement.

Dans la tribu des Beni-Mehenna,

à mille mètres au nord de la maison de Tamalous ^>y\-àJ
et près des ruines d'un ancien fort romain, court une crête
qui vient mourir du côté de l'ouest, à l'Oued Guelbi,

, et qui se rattache vers l'est, à la grande ligne de

séparation des eaux, entre les bassins côtiers et l'Oued-Guelbi.
Sur cette crête qui se dirige de l'est à l'ouest, est posé de dis-
tance en distance cl sur d'autres blocs lui servant de support,
un énorme monolithe ; sa surface extérieure est plane et uni-
formément tournée vers le sud. La fraction qui habile le pays,

les Taabna, L_x_s (ce nom réveille le souvenir d'une

ville romaine que l'on place à une soixantaine de kilomètres
au sud du point qui nous occupe), les Taabna, dis-je, ques-
tionnés sur l'origine de ces pierres, m'ont répondu : « Ce sont
» les anciens qui les ont placées là, mais nous ne savons pas
» pour quel usage; ce ne sont pas les seules qui existent chez
» nous; nous t'en montrerons d'autres encore. > Malheureu-
sement je n'avais ni le temps, ni les moyens de faire fructueu-
sement cette exploration scientifique...

Je vous prie d'agréer, etc.

F. LAPASSET,
Liculcnant-Colonel iï'Elat-Major.

Philippeville, le 21 juin 1857.
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