Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 3.1856/57 (1858)

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que ceux de la 2e el 3« lignes, (voir l'avant-dernière planche)
et que l'écriture va en s'amoindrissant jusqu'à la fin. En ce qui
concerne la forme, la position et les proportions en général,
j'ai tâché d'être le plus exact possible.

Quant à la grande question de l'occupation romaine ; il
m'est impossible de vous rien donner de précis. Voici seule-
ment quelques observations générales. La petite Kabylie a été
presque complètement occcupée, militairement du moins.
Nous l'avons parcourue l'année dernière et celte année dans
plusieurs directions, et de tous côtés nous avons trouvé dans
les cols ou lieux de passage, défendus ou protégés, des postes
dont les débris sont très-apparents. Ainsi, partout s'exer-
çait la surveillance du dominateur, si ce n'est son occu-
pation territoriale et coloniale. Là aussi, peut-être, certai-
nes parties trop sauvages et trop difficiles, telles que les Igliser
n'étaient-elles pas occupées militairement, mais entourées seu-
lement d'une ceinture de postes placés aux différents dé-
bouchés. Ce système appliqué en petit de ce côté de l'Oued-
Sahel, semble avoir été pratiqué sur une plus vaste échelle à
l'égard delà grande Kabylie. Le pâté montagneux et rocheux
du Jurjura n'a pas été occupé : mais tous les débouchés en
étaient gardés dans les deux grandes vallées qui l'enceignent
au nord, à l'est et au sud. Pour ne parler que de ce que nous
avons pu voir de notre côté, trois grands débouchés sont gar-
dés par des ruines de postes plus ou moins importants. A

Ksar Kbour, j^-^-i sont des ruines considérables.

A Ighccr Aniokrân se voient encore les vestiges d'un poste.

Ce ravin descend du col â'Ahfadou, j>>,_ qui mené par
les Idjers dans le Sebaou. Il y a aussi un autre chemin qui
devait aboutir d'Akfadou à Tiklat (l'ancienne Tubusuptus)
dont notre confrère M. Meurs à dessiné les citernes dans
l'Annuaire de 1834-1855.
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