Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 3.1856/57 (1858)

Seite: 64
DOI Artikel: 10.11588/diglit.9388.10
DOI Seite: 10.11588/diglit.9388#0076
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/annconstantine1858/0076
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
— 64 —

tait au-dessous, que parce qu'elle avait été fortement évidée et
amincie pour coiffer, pour ainsi parler, la saillie de la dalle f.
Quoi qu'il en soit, la pierre abcd a été enlevée et il a été na-
turel de soupçonner que la dalle f, mise à découvert, mas-
quait une ouverture formant la continuation horizontale de la
cavité e. Celui ou ceux qui ont fait cette découverte, impuis-
sants à soulever dans ses rainures l'énorme dalle, l'ont labo-
rieusement écornée à l'un de ses angles, jusqu'à pratiquer à
cet angle une ouverture suffisante pour le passage d'un homme.
Le plus hardi s'y est glissé et, après avoir descendu les six
marches du mystérieux escalier, il a rencontré, au lieu du
trésor sur lequel il comptait, un mur bien maçonné.

J'ai dit que la partie supérieure de ce mur s'est écroulée,
ainsi que la partie supérieure du ciel delà galerie. Les choses
éiaient-elles déjà dans cet état lorsque la découverte de l'en-
trée secrète a été faite? Ou bien les auteurs de cette décou-
verte se sont-ils arrêtés au pied de l'escalier, persuadés qu'il
n'y avait rien au-delà que le massif même du monument? Ou
bien enfin, les chercheurs ont-ils percé le mur pour pénétrer
au delà, et est-ce à la démolition qu'ils ont faite que l'écrou-
lement doit être attribué. Ces questions sont plus simples à
poser qu'à résoudre.

En 1850, le colonel Carbuccia, mort général à l'armée
d'Orient, qui commandait alors le 2e régiment de la légion
étrangère, et qui s'occupait beaucoup de recherches archéolo-
giques, envoya sur les lieux une compagnie de son régiment
pour y foire des fouilles. On pénétra dans l'escalier par l'ou-
verture que j'ai décrite, on déblaya une partie des décombres;
mais on abandonna forcément le travail quand on eut reconnu
qu'il y avait un danger considérable à le continuer avec
les seuls moyens dont on disposait. Depuis lors on s'est borné
à visiter le monument sans y tenter de nouvelles fouilles : je
crois qu'elles seront reprises un jour et qu'elles conduiront à
d'intéressantes découvertes. En effet, l'escalier dont j'ai parlé
loading ...