Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 3.1856/57 (1858)

Seite: 67
DOI Artikel: 10.11588/diglit.9388.10
DOI Seite: 10.11588/diglit.9388#0079
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/annconstantine1858/0079
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
- 07 —

Cela fait, on devait ou démolir le mur de tond du palier, ou
y pratiquer une ouverture suffisante, et sans doute les choses
étaient disposées à cet effet, et ce mur présentait quelques
pierres mobiles soigneusement dissimulées à l'œil. Au-delà
du mur un corridor de 20 mètres de longueur, et quelques
marches, conduisaient au centre du monument et des cham-
bres sépulcrales.

Si aujourd'hui une fouille était tentée, je crois qu'après
avoir dépassé le mur de fond de l'escalier elle rencontrerait
le corridor dont je viens de parler; mais, les chambres sépul-
crales dont je viens de parler ne seraient-elles pas trouvées
vides ? Je l'ignore, et cela n'est malheureusement pas impos-
sible ; mais même dans ce cas, et alors qu'on ne retrouverait
plus ni les tombes, ni les corps qu'elles renfermaient, ni les
armes et les autres objets ensevelis avec eux, la fouille ne
serait pourtant pas stérile.

Lorsque dans l'hiver de i8'6\, j'ai vu le Madrazcn pour la
première fois, c'était une opinion bien arrêtée et basée sur le
témoignage de tous ceux qui l'avaient visité, qu'on n'y voyait
aucune inscription; ce n'est donc pas sans surprise que je re-
connus que les entrecolonnements sont couverts de figures
et de caractères dont la signification m'est inconnue. Je dis-
tinguai d'abord en allant du nord-est vers le nord un bœuf
harnaché et muselé, puis deux lévriers en pleine course, puis

deux lièvres fuyant devant eux.....etc. Sur le côté ouest, plus

maltraité par le temps et présentant de plus larges écroule-
ments, je ne voyais plus de figures d'animaux, mais les ca-
ractères dont j'ai parlé. Tout cela, je l'avoue, était peu visible,
et le commandante la subdivision de Batna que j'accompa-
gnais dans cette course crut, ainsi que le chef du bureau
arabe, qu'il n'y fallait voir que des jeux d'ombre et de lumière
sur le parement de grès bizarrement fouillé par le temps.
Après une demi-heure de halle nous nous remîmes en route :
loading ...