Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 3.1856/57 (1858)

Seite: 70
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de ln firovinee «le Constant! ne.

L'épigraphie, dans le monde musulman, est généralement
empreinte d'un caractère religieux, et ne prête qu'un mé-
diocre secours à l'histoire, en bien des circonstances. Basée
pour ainsi dire sur des formules de prières et nourrie de
versets du Koran, les seuls écarts qu'elle se permette sont en
faveur de la poésie. Quelque soit le monument dont elle con-
sacre la mémoire, quelque soit le personnage qu'elle se pro-
pose d'immortaliser, en un mot, quelque sujet qu'elle traite,
son procédé est uniforme : elle commence par célébrer les
louanges de Dieu et payer un tribut à la sainteté du prophète
Mahomet. La variété dans le style des invocations est à peu
près l'unique variété qu'elle admette.

Il n'y a point d'abréviations dans les inscriptions arabes.
Je ne me souviens pas d'en avoir rencontré. Chaque mol y
est écrit en toutes lettres, souvent même les dates.

Les musulmans ont un goût particulier pour les chrono-
grammes, ce genre de bagatelles difficiles, difficiles nugœ, qui
exige plus de loisir que de science. Ils aiment à représenter un
millésime en lettres numérales ; et quelquefois, en combinant
l'inscription de manière qu'outre le sens qui ressort des mots,
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