Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 3.1856/57 (1858)

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chez les mahoinélanls : mais il constitue un privilège pour
les familles les plus élevées et pour les personnages d'une
sainteté reconnue. Cet usage doit avoir plus d'une raison : la
première, inspirée par la dévotion, laisse croire que la vertu
des prières a de plus près une action plus puissante ; la se-
conde, que le respect attaché aux lieux saints est une sauve-
garde de plus contre les profanateurs. Cependant, si les vio-
lences de la guerre se sont arrêtées devant les temples et en
ont respecté le seuil, l'indifférence des hommes préposés au
culte y laissait dépérir bien des monuments précieux.

Que reste-l-il aujourd'hui de tous ces personnages qui ont
joué un rôle relativement important dans l'administration et
dans les sciences? Quelques inscriptions funéraires de beys ,
de marabouts, de caïds et de fonctionnaires civils, tout au
plus de quoi remplir trois ou quatre cahiers.

Entre l'épilaphe du conquérant arabe de l'Afrique septen-
trionale, laquelle figure en lêle de ma notice, et la dédicace du
palais de Hadj-Ahmed-fley, qui la termine, il y a un intervalle
d'environ douze siècles. On pourrait en induire que ce travail
doit être volumineux. Malheureusement, il ne renferme qu'un
nombre d'inscriptions d'autant plus restreint, qu'il m'a fallu
laisser de côté les sentences et les longues tirades de pré-
ceptes islamiques sculptées dans des bandeaux de plâtre sur
les murs de tous les édilices publics.

J'avais conçu l'espoir de me procurer cette année les docu-
ments épigraphiques musulmans qui existent dans notre pro-
vince et de les grouper dans le présent Annuaire, afin que leur
ensemble constituât un manuel, aussi complet que possible.de
légendes lapidaires arabes. Des difficultés indépendantes de ma
volonté ont empêché l'exécution de ce projet. Les monuments
dont la copie m'était nécessaire, sont trop disséminés pour
qu'une seule personne obtienne promplement le résultat dé-
siré. En effet, il y en a, non-seulement dans les villes du lit-
toral et dans les bourgades du Tell, mais encore dans les oasis
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