Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 3.1856/57 (1858)

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Abou'l-Hassan Ali ben Muklouf mena une existence très-
pieuse à Consianline, où il mourut sans laisser de postérité.
Ce fut son frère qui perpétua le nom de la famille que l'on trouve
encore au commencement du IXe siècle de l'hégire. Voici un
passage de la Farésiade ou Commencement de la dynastie
Hafsite, qui prouve la confiance que les gens du pays plaçaient
dans son caractère pieux, et ce qu'ils attendaient de l'elfiea-
cilé de son intercession : i En l'année 583 (1187) El-Mansour
marcha contre Ali-ben-Ishak-bcn-lVânia, le Majorcain, qui
depuis trois ans s'était emparé de l'Ifrikia et fesait peser sur
elle tous les maux de la guerre. Il lui reprit Iîougie, Consian-
line, Kàbess et toute la contrée du Djerid. S'il faul en croire
quelques historiens, Ibn-K'ânia n'aurait point réussi à se
rendre maître de Conslantine. Il lui aurait seulement coupé
les eaux (1). C'est alors que les habitants de la ville, réduits
à la dernière extrémité par la privation de l'eau, se jetèrent
aux pieds du marabout en implorant son assistance. Celui-ci
s'humilia devant l'Eternel et obtint par ses prières une pluie
abondaute qui grossit le Iloumcl et enleva le barrage cons-
truit par les assiégeants » (2).

Une mosquée fut bâtie dans le quartier de Tâbia (aujour-
d'hui la batterie basse), sous l'invocalion de ce saint homme.
Les juifs qui exerçaient à celte époque le métier de maçons,
en furent les architectes. Depuis 1851 les travaux d'aligne-
ment de la rue Leblanc en ont enlevé une grande partie.
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