Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 3.1856/57 (1858)

Seite: 85
DOI Artikel: 10.11588/diglit.9388.11
DOI Seite: 10.11588/diglit.9388#0097
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/annconstantine1858/0097
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
à_!

« Au nom de Dieu clément et miséricordieux. Il n'y a pas
d'autre Dieu que Dieu, le Très-Haut, le Sublime.—Est décédé
dans la miséricorde de Dieu le cheikh pieux et voué à la
Prière, Abou-Abd-Allah-Es-Seffar, le 5 redjeb de l'année 750
(de J.-C. 1550.) Dieu veuille maintenir sa tombe en un lieu
frais! Ainsi-soil-il ! >

Sur une pierre en forme de parallélogramme. L'oratoire
(mesdjed), où j'ai copié cette inscription, occupe le point le
Plus élevé de la place d'EI-Kanlara. Son minaret est surmonté
d'une croix depuis que la charité de madame de Mac-Mahon
y a fondé une crèche.

Sidi-Seffar s'était fait une réputation dans la science des
traditions mohammediennes, et l'auteur du Moustalah el-Hadis
lui a consacré une note qui vient confirmer le lieu et la date
de sa mort. Voici ce qu'il dit : t L'année 750 est à jamais mé-
morable par la peste qui ravagea le monde et fil périr une
foule de docteurs musulmans, parmi lesquels je citerai seule-
ment Mohammed-ben-Abd-es-Selam, un des cadis les plus éru-
dits de Tunis, et le vertueux juriconsulte Abou-Abd-Allah-
Es-Seffar, dont le corps repose dans son mesdjed (ou doufina fi
mesdjedi-hi), près de la porte d'EI-Kantara. Ce dernier était
un des disciples de mon grand-père maternel. (I) >

(1) Le Moustalah el-hadis ou Technologie des traitions a élè composé, vers la fin du S*
siècle de l'hégire, parlbn-Konfoud, le Conslantinicn, pour l'enseignement des écritures sainte?.
C'est un ouvrage assez considérahle, qui se divise cri deux parties, dont la dernière présente la
furme d'un registre obituaire, où tous les tradilionnislcs malékites sont classés d'après la da'o
dc leur mort, par sièclos et par dizaines d'années.

(K° 8.)
loading ...