Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 3.1856/57 (1858)

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sectateurs de Mahomet. Celte inscription provient de l'ancien
cimetière arabe, qui fut détruit en grande partie par l'ordre
de Hadj-Ahmed-bey, après le premier siège de Constantiue
par les Français.

« Au nom de Dieu clément et miséricordieux. Il n'y a pas
d'autre Dieu que Dieu. Mahomet est l'envoyé de Dieu. — Ce
tombeau est celui de l'humble devant la miséricorde de Dieu,
le pèlerin Osman-ben-el-Taher de Mila. L'an 1015 (1G0G). »

Dans l'ancien cimetière arabe, sur une tablette sculptée.—
La 2e et la 5e ligne contiennent le symbole de la foi musul-
mane, que l'on appelle chehâda.

Le zèle pour le pèlerinage s'est un peu attiédi parmi les
classes riches, et l'on a remarqué en Afrique que les grands
personnages s'en affranchissent volontiers. Il n'y a guère que
les gens pauvres ou de condition médiocre qui s'acquittent avec
ferveur de ce pieux devoir (I) ; encore sont-ils aidés dans leur

(1) U n'est point rare nue les ; élerins riches, à moins qu'ils appartiennent à de grandes fa-
milles, emportent oulrc leurs provisions de voyage, des marchandises de tonte espèce qu'ils
vendent à Tunis, à Alexandrie et à La Mckke. Quant aux pèlerins pauvres, qui sorlent en majo-
rité de l'empire du Maroc ; ils vont à pied de ville en ville, de douar en douar, les uns implorant
la charité publique, les autres se faisant héberger dans les zjouïas et chez les marabouts. Toutes
fois, ces deux manières je se rendre aux villes saintes, soit en mendiant, soit en faisant du
commerce, sont réprouvées parles vrais musulmans. C'est à celui qui n'a pas les moyens d'ac-
complir celte tbliga'ion, de racheter son impuissance par la prière et par le Jiûue.

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