Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 3.1856/57 (1858)

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Inscription relevée par le commandant de Lamarre à Bougie,
et publiée dans son Archéologie romaine de l'Algérie (livr. XV,
pl. 8). J'ignore à quel édifice il faut la rapporter. Elle est
tracée en caractères africains imitant un peu l'écriture cou-
fique(l). La locution fù'-larikh (3e ligne) signifie à l'époque de
la construction. Placé devant le nom de temps, l'article suffit
pour lui prêter l'idée d'actualité. C'est ainsi que l'on dit,
même dans le langage usuel, el-iaume, aujourd'hui, el-lila,
celle nuit.

On appelle chez les Arabes sdhcb bit-el-mâl, « directeur do
la maison du trésor » et chez les Turcs Bu-el-mâldji, l'admi-
nistrateur charge de recueillir toutes les successions et toutes
les parts de successions vacantes. Ce fonctionnaire conserve
aussi en dépôt les biens des absents, qui n'ont pas laissé
de représentants munis de leur procuration. Il occupait le
quatrième rang à la cour du pacha d'Alger, et il avait dans
son service un cadi, un adel, un secrétaire, un vérificateur
et des ehaouches. Les obligations de l'administration du
Bit-el-mâl, dit M. Solvet dans sa Notice sur les successions ,
se bornaient : 1" à faire inhumer tous ceux qui mouraient
sans héritiers a'ceb ; 2° à faire inhumer pareillement tous les
étrangers musulmans et les pauvres ; 5° à distribuer des
aumônes tous les jeudis aux malades, aux aveugles et aux
étrangers musulmans sans famille; 4° enfin, à verserions les
jeudis au trésor du pacha, pour la solde de la milice, cent
réaux boudjous ou 180 IV. environ.

(1) Remarque. La plupart des légendes que l'un rencontre en Afrique, sont tracées : 1" en
coulique quadrangulaire, comme celles de l'ancienne porte de Djema-'-el-kbir, à Constan-
line, et de la façade de la principale mosquée de Milà.;Sa en couftque, comme l'épilaphe de
Sidi-Okba ; 3° en coufique orné de fleurs, comme le cippe de Sidi-Maklouf; 4° en caractères
ihoulouth, comme les légendes de Sidl-Abd-el-moumeii, de Sidil-Ketlani et de Sidil-akdar ;
5* en caractères rihtini, comme un grand nombre de tableaux calligraphiques suspendus à litre
A'ex-voto dans le sanctuaire de plusieurs mosquées ; 6-en caractères ta'Uk, comme sor tes
tombeaux de quelques beys; !• en écriture neskhi, comme une partie des épitaphes du nouveau
cimetière ; 8* en écriture barbaresque, avec ou sans points diacriliques. — tes plus beaux
modèles d'écriture arabe qui aient été mis à la portée du public, sont l'œuvre de mon savant
collègue M. Bresnier fvoirle Cours pratique et théorique (le langue arabe, p. 5+ et suiv.)
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