Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 3.1856/57 (1858)

Seite: 107
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« Un destin prospère avait favorisé la construction de cet
édifice et lui avait communiqué dans son ensemble la grâce
d'une fleur. Mais depuis qu'il a été restauré, il représente en
réalité le printemps émaillé de fleurs, ou bien le ciel semé
d'étoiles. Il semble proclamer à haute voix que Salah est l'au-
teur de son élégance. Puisse Dieu accorder à Salah le pouvoir
de fonder d'autres édifices en dépit des envieux !

» Celui qui a réparé cette zaouïa est le janissaire Salah-
Khodja, fils de Moustapha, fils de Mohammed-Melmely.—L'an
4183 (de J.-G. 1760). >

Cette inscription, qui est gravée sur une table de marbre
noir, en caractères thoulouth un peu confus, se voit sous le
porche de la mosquée de Sidi-Abd-el-Moumen dont elle dé-
core la porte.

Lorsque les Turcs s'alliaient à des familles religieuses du
pays, ils avaient soin de faire oublier la différence de leur
rite, et surtout leur origine, par des fondations pieuses. Le
janissaire dont il est question ici, avait été admis à choisir
une épouse parmi les descendants du célèbre marabout qui,
vers le commencement du seizième siècle, organisa la résis-
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