Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 3.1856/57 (1858)

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c Le siècle fut heureux, grâce à celui qui répandit ses
bienfaits sur les musulmans : mais aussi le siècle ajouta de
l'éclat à sa gloire.

» C'était un prince dont l'équité surpassait les bonnes œu-
vres, et qui préféra une récompense dans l'autre vie au
bonheur d'ici bas.

» H fit revivre la science tombée dans le 'néant (l) , cl lui
bâtit une maison dont la construction lui fait le plus grand
honneur.

> Ce n'est point une maison : c'est le sanctuaire de l'ins-
truction avec son auréole resplendissante. Pourquoi non,
puisque en réalité c'est une perle?

» Celui qui l'a édifié, c'est Salah, l'illustre guerrier. En ac-
complissant celte œuvre, il n'avait d'autre but que de plaire
au Seigneur.

» Que Dieu le gratifie du bonheur éternel ! Puisse-t-il com-
bler ses vœux au jour de la résurrection !

» La date de la medrasa est dans les mois que voici : La
plus grande gloire c'est d'avoir bâli ce collège. — 1189 (de J.-C.
1775.) »

Dédicace de la medrasa de Sidi'l-Kellani, refouillée en ca-
ractères neskis, dans un cartouche de plâtre colorié que l'on
voit au-dessus des tombeaux de la famille de Salah-bey.

Un mot sur cet établissement. Des professeurs nommés par

(i) Le mot darasa a une double signification, même dans le langage moderne. Tantôt, il
signifie fouler aux pieds, dépiquer les céréales, effacer une trace ; tantôt, il veut dire
enseigner, aplanir les voies de Viludc. C'est de cette dernière acception qu'est serti le mot
medrasa « collège, i tl est évident que le poète a voulu faire ici un de ces jeux de mois qu'on
appelle assonances.
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