Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 3.1856/57 (1858)

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« Les splendeurs du bon augure sont descendues des su-
blimes régions de la félieilé.

» Afin de consacrer une mosquée érigée pour le bien pu-
blic, et elles ont inondé le firmament de leur lumière.

» C'est le bey de l'époque qui l'a bâtie, c'est le glorieux
Salah.

» Ce prince si zélé pour les bonnes œuvres, et qui les
amasse comme un trésor pour le jour du jugement dernier.

» Dieu lui réserve une place dans le paradis avec bien
d'autres avantages.

» Si lu veux, lecteur, savoir la date du monument, pro-
nonce les mots suivants : Celle mosquée est destinée au culte
de Dieu. » — 4190 (de J.-C. 1776.)

Ces vers arabes, dont l'auteur est le prédicateur hanélite
Cliaaban-bcn-abbas-ben-abd-eljelil, sont gravés en caractères
orientaux sur une plaque de marbre blanc, au-dessus de la
grande porte de la mosquée de Sidil-Kellani, que les français
désignent habituellement par le nom de son fondateur.

Vers la fin du douzième siècle de l'hégire, l'espace compris
entre l'extrémité de la rue Caraman, la Manutention, la place de
Sidi-Djelis et la porte d'El-Kantara ne ressemblait en rien au
reste de la ville. C'étaient des buttes et des déclivités de ter-
rain où l'herbe poussait librement, tant elles étaient peu fré-
quentées. On n'y apercevait que quelques maisons de médiocre
apparence, au milieu desquelles s'élevaient les mesdjed de Sidi-
Seffar et de Sidi-Tlemçûni. La ville habitée semblait s'arrêter à
ce carrefour que les indigènes appellent Meh'âd cl-haout < la
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