Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 3.1856/57 (1858)

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son beau-père, dans les bonnes grâces duquel il avançait
chaque jour. Six ans plus lard, c'esi-à-dire en H85 (de J.-C.
1771), il remplaça Ahmed-el-Kolli dans le gouvernement de
la province. 11 fut sage, équitable et constamment animé du
désir de faire le bien. L'attaque dirigée contre Alger par les
Espagnols lui fournil l'occasion d'être utile au Pacha. En effet,
à la nouvelle de cette déclaration de guerre, il se porta rapi-
dement au secours de la capitale, à la tête de toutes les forces
dont il disposait, et l'habileté avec laquelle il lança contre
l'ennemi ses quatre mille chameaux chargés de laine, ne
contribua pas médiocrement au succès de la bataille. C'est à
cet exploit que fait allusion le 5" vers de l'épilaphe, où il est
dit : fa-afna Alfenche i et il triompha d'Alphonse. »

Salah-bey se contentait difficilement du tribut dérisoire (i)
que lui payait Tuggourt. Ce n'était pas l'envie qui lui manquait
de changer cet état de choses, puisqu'il y songea sérieusement
plus tard, quand il fut sûr de réussir ; mais la dislance, le
climat et aussi la difficulté de mener de l'artillerie à travers
les sables du désert, peut-être aussi la complication des affai-
res de la province, le forcèrent de retarder une expédition
d'aulant plus glorieuse, qu'avant lui aucun bey de Conslantine
n'avait osé l'entreprendre. Enfin, l'avènement du cheikh Fc-
rhal-ben-Djellab imprima une nouvelle direction à la politique
du beylik. Des négociations furent entamées par Salah-bey,
au sujet de l'impôt : mais on n'arrivait à aucun arrangement
raisonnable. La principauté de l'Oued-Rir' avait défié tous les
beys de Conslanline : elle crut pouvoir se moquer des me-
naces de Salah-bey. 11 ne vint pas à l'idée du cheik Ferhat

(1) Aujourd'hui que nous possédons Tuggourt et que nous en savons toutes les ressources, il
est tacile de reconnaître l'inexactitude et l'exagération des renseignements qui ont été fournis à
M. le général Daumas. On lit dans le,Sahara algérien, p. ici : « Cependant les beys de Cons-
tantine n'ayant qu'une action très-indirecte sur un point aussi éloigné, les contributions que leur
payaient les sultans de Tougourt n'ont jamais été bien régulières; elles variaient selon que le
vassal redoutait plus ou moins son suzerain. Au très-redoutable bey Salah on payait un million ;
au moins redoutablo Ahmed-cl-mameluck on ne donnait que 500,000 francs ». 11 est prouvé
que le revenu de la province de C.onstantine, qui est autrement riche quele district de Tuggourt.
n'atteignait pas un million.
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