Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 3.1856/57 (1858)

Seite: 132
DOI Artikel: 10.11588/diglit.9388.11
DOI Seite: 10.11588/diglit.9388#0144
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/annconstantine1858/0144
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
derniers descendants de la famille des Mérinides « min bakaï
Déni Merin, » qu'ils gouvernèrent les populations de l'Oued-
Rir', a l'exception de Temacin, qui avait un cheikh indépen-
dant. Les mêmes faits sont attestés par El-Aïaehi, dont le
savant M. Berbrugger a traduit en français le voyage à travers
les oasis.

Hien ne séduit plus les poètes arabes que l'occasion de faire
des jeux de mots et de produire des assonances. Ces puéri-
lités, qui répugnent à la sévérité de notre goût, sont recher-
chées par eux comme des marques d'une élocution savante.
Ainsi le nom de famille des Djellâb, par sa ressemblance for-
tuite avec le verbe adjelab t attirer s a mis l'auteur de celte
strophe en possession d'une idée, et lui a procuré en outre
l'avantage si précieux aux yeux des classiques musulmans, de
composer un hémistiche avec répétition de syllabes : Ona
houa ibn-Djellâb, fa-bi'l-fadli adjlab-na. « 11 est issu d'Ibn-
Djellâb, et c'est par sa vertu qu'il a gagné nos cœurs. »

c Ceci est le tombeau de l'humble devant son Seigneur,
Bidhouâne-Kkaudja, caïd-ed-dar. 11 mourut en l'année 1220
(de J.-C- 1803-6). Que le Dieu vivant et étemel verse sur lui
le trésor de ses bontés et de sa miséricorde ! »

Épilaphe en écriture orientale sur une plaque de marbre
ornée d'un rezza ou turban plissé des oulémas.

Sidi-Ridhouâne est un personnage qui s'illustra à Constan-
tine, vers la fin du dernier siècle, autant par la sagesse de son
administration que par sa grande piété. 11 remplit les fonc-
tions de caïd-ed-dar sous le gouvernement de Salah-bey et de

(K° 35.)

à_!
loading ...