Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 3.1856/57 (1858)

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Husseïn-bey. La zaouïa (1) où il fut enterré est l'œuvre de
sa dévotion, aussi porle-t-elle son nom.

On rapporte que dans les visites qu'il faisait aux écoles de
la ville, il avait l'habitude de donner des conseils bienveillants
aux thalebs et leur citait quelque fois ce vers d'Ibn-el-bewab :

« Que votre main ne s'occupe qu'à écrire des choses
utiles que vous laisserez après vous en quittant ce séjour de
déceptions. »

Qu'était-ce que le caïd-ed-dar pendant le règne des Turcs,
et quelles étaient ses attributions? Ce fonctionnaire tenait le
premier rang après le bey; il avait la surveillance de la jus-
lice, du cube, de l'instruction publique, de la police et de la
voirie. 11 administrait aussi les azels ou terres domaniales, et
présidait à l'emmagasinement des grains provenant de l'a-
ehour. Il avait sous ses ordres un secrétaire, des chaouches
et des kobdjis ou gardes urbains. Quand le bey s'absentait,
c'était au caid-ed-dar qu'il remettait l'autorité. En 1857, par
exemple, la défense de Conslanline avait été confiée par
Hadj-Almied-bey au caïd Ben-el-bcdjaoui, qui mourut sur la
brèche. Il n'y avait point de caïd-ed-dar à Alger.

()) La îfloiiin csl un établissement religieux qui n'a ioint d'analogue ilans les états de
l'Occident. C'est à la fois une chapelle qui sert de lieu de sépulture à la famille qui a fondé l'é-
tablissement, une mosquée pour faire la prière en commun, une école Ou toutes les sciences sont
enseignées, et un lieu d'asile où les hommes poursuivis par la loi ou persécutés par un ennemi,
trouvent un refuge inviolable.

(N° 36.)
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