Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 3.1856/57 (1858)

Seite: 135
DOI Artikel: 10.11588/diglit.9388.11
DOI Seite: 10.11588/diglit.9388#0147
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/annconstantine1858/0147
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
« Au nom de Dieu clément et miséricordieux. — Pour le
maître de ce palais paix et félicité, une vie qui se prolonge
•ant que roucoulera la colombe , une gloire exempte d'a-
vanies, et des joies sans fin jusqu'au jour delà résurrec-
tion. >

Celle inscription est la dédicace d'un palais bâti dans le
style oriental par Hadj-Ahmed-bey, et habité aujourd'hui par
le commandant supérieur de la province de Constantine. Elle
est sculptée avec un art infini et forme l'écusson d'une porte
que l'on voit entre le cabinet du général et la salle où se tient
la commission consultative. Ce qui mérite d'être noté, c'est
que le fondateur de cette demeure élégante n'en eut la jouis-
sance que pendant quelques mois. Il l'habita à deux époques
différentes : la première fois en qualité de Pacha, la seconde
fois comme prisonnier. Ainsi devaient s'accomplir les vœux
de ses adulateurs.

Hadj-Ahmed naquit en 1201 (de J.-C. 1786). Il était fils de
Mohammed-chérif et petit-fils d'Ahmed-bey-Etturki, lequel
exerça pendant quinze ans le pouvoir à Constantine, à partir
de 1758. Il avait pour mère EI-hadja-Béguia, fille de Ben-
Gana, de la plus noble famille du Sahara. A dix-huit ans il
fut nommé caïd-el-Aouaci par le bey Abd-allah, qui était son
parent, et conserva cet emploi sous le gouvernement de
Naamânc-bey et de Tchakeur-bey. Nous n'avons point à
Parler de son pèlerinage à la Mekke, ni du séjour qu'il fit en
%ypte, à la cour de Méhémet-ali.

Lorsqu'il revint à Constantine, vers le commencement de
loading ...