Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 3.1856/57 (1858)

Seite: 154
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L'existence, près de Constanline, du récit de celte pérégri-
nation qui ne dura pas moins de quatre-vingts ans, à travers
toutes les cités de l'univers, et dans les conditions que nous
avons vues, est un fait assez extraordinaire. Les données du
texte ne suffisent ni pour expliquer le motif d'un pareil pè-
lerinage, ni pour faire connaître la divinité qui l'a inspiré,
numini (s) hujus. Je n'ai rencontré dans aucun livre du monde
payen la moindre allusion à un usage aussi singulier. Cepen-
dant, à la manière dont il en est parlé dans l'inscription de
Constanline, il semble qu'il ait été connu alors de tout le
inonde, et c'est peut-être la raison pour laquelle le fait n'y
a pas été indiqué d'une manière plus explicite.

Le paganisme n'imposait point à ses adeptes une humilité
aussi rigoureuse que celle dont Matronica a fait preuve. C'est
donc à la religion qui avait transformé le monde, qu'il faut en
faire honneur; et, malgré l'invocation Aux Dieux mânes,
nous admettrons que celle divinité qu'on ne nomme pas, est
le Christ.

Il me reste encore un détail curieux à signaler, c'est que
la réunion des initiales de clinque ligne de l'épiiaphe forme
l'acrostiche V. MATHOINICA. (Voir le fac-similé à la fin du vol.)

Le lecteur se plaira sans doute à établir un rapprochement
entre l'inscription qui précède et celle de la dame Mnesilhea,
qui est probablement contemporaine. Il y remarquera ce que
j'appelle les mêmes procédés, le style direct, l'éloge des ver-
tus de la défunte fait par elle-même, quelque chose de confus
dans la construction de la phrase, et vers la fin un verbe dé-
tourné de sa signification primitive, le verbe festinans.

(Bï° 85.)

CASTA PVD1CA FVI MNESITHEA (ET B)ONA(l)
MARITO IN FIDE QVA l'OTV!

(1) M. l.eon Renier suppose qu'il devait y avoir mnfroiia.
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