Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 3.1856/57 (1858)

Seite: 180
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par la raison qu'on lit à la I2ra0 ligné legionis svprà scriptw.
Une autre preuve vient à l'appui de celte supposition, c'est
l'adjectif (rcsti)tutœ, qui est du genre féminin. Au milieu de la
ligne 6, on distingue trois lettres liées en une seule, S, E, R,
semper. Je regarde comme une faute l'intercalation du T entre
le chiffre II et la conjonction ET, à la 9"'0 ligne. Malgré ces
mutilations, je restitue l'inscription de la manière suivante :

Victoriae'auguslae. — Pro salule dominorurfi nostrorum V(a-

lcr)i(an)i et Gal(l)i(ent)....... mili(tcs) (legionis reslï)tutœ et

s(emp)er œt(erme) GcmeU(œ) — Gemell(enses)l regressi die unde-
cimo kal(endarum) nove(mbris), Volusiano secundùm et Maximo
consvlibus, volum solve(runt) per M(urcum) Fl(avinm) Valen-
ie(tn) centûrionem leg(ionis) s(uprà) s(criptœ) L(ucins) \Volum-
nius Cresce(n)s op(lio) pri(mus) M(arcus) Anrelius Licinius
op(lio) C(aius) Geminius Victor op(tio). — Sculpsil Donatus.

Le monument date de la première année du règne de Valé-
rien, c'est-à-dire de l'an 253 de J.-C. A celle époque, en elfei,
les consuls étaient Caius Volusianus Augustus, pour la
deuxième fois, et Maximus.

Quant à l'explication du mot GEMEL.L, il me parait difficile
de la fixer. Si nous apprenons par l'histoire qu'il existait sous
Gallicn une légion surnommée Gemella, d'un autre côté la
lable Théodosienne marque le bourg de Gemellœ dans le voi-
sinage de Ad piscinam, que l'on croit être Biskara.

Le T qui précède GEMEL.L forme une abréviation dont le
sens m'échappe, et qui m'a empêché de rétablir la construc-
tion au commencement de la phrase. Quoiqu'il en soit, j'ac-
corde la préférence à la lecture Gemellenses regressi « les Gé-
mellensiens de retour dans leur pays. »

A. CHERBONNEAU.
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