Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 4.1858/59 (1860)

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ont encore appris que la Mauritanie de Sélif continua à dater
de la même ère provinciale après le troisième siècle, quoique
séparée alors de la Mauritanie césarienne, et organisée en
province distincte.

On a eu d'abord celle inscription du martyr Laurenlius (1) :

In hoc loco sanclo depositae sunl reliquiae sancti Laurentu

MARTYRIS, DIE TERTIA MENSIS NOVEMBRIS ('?), Augitsti, CO'tSlllatu

Herculahi, viri clarissimi, die domini noslri, dedicanlc Lauren-
iio, viro spectabUi, posl mortem domini (?), anno provinciae qua-
dringentesimo dccimo tertio. Amen.

Les mois que j'écris en caractères différents ont été gravés
sur la pierre à la place d'autres mots préalablement effacés. Ils
sont étrangers à l'objet primitif du monument, mais non pas
peut-être au personnage auteur de la dédicace. Qu'y aurait-il,
en effet, de surprenant à ce que le même Laurenlius qui, pour
avoir présidé à une cérémonie catholique et l'avoir datée du
consulat, se serait rendu doublement coupable aux yeux de
Genséric, fut tombé plus lard sous le fer des Vandales en ex-
pédition contre les Mauritanies ; et à ce que , la possession de
ces provinces par Genséric devenant plus nominale qu'effec-
tive , en raison du peu de forces militaires dont il disposait et
du grand éloignement de sa capitale , les fidèles eussent pu,
sans trop de danger, constater la mort de Laurenlius sur le
monument même qui l'avait causée? Si les faits se sont réel-
lement passés de celle manière, l'inscription en acquérerait
un nouveau degré d'importance , et il serait bien à désirer
que la Société Archéologique de Conslantine, dont le zèle ne
saurait être mis en doute , fût à môme d'en faire prendre une
photographie ou au moins un bon estampage»

Le consulat d'Herculanus correspond à l'an 452 de l'ère
chrétienne. En admettant que celte date appartienne, comme
cela est probable, au même fait que la date provinciale énon-

H) Inscriptions romaines rte l'Algérie, n" 5,451.
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