Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 4.1858/59 (1860)

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cée à la fin de l'inscription , l'an I01' de la province se trouvera
par là identifié avec l'an 40 de Jésus-Christ. Malheureusement,
ce texle présente de iclles obscurités, même indépendamment
de la surcharge, qu'il n'y avait pas lieu de s'y fier pour eir
fane la base d'un nouveau système chronologique : aussi
RI. Léon Henier, en l'examinant dans la Revue Archéologique
du mois d'août 1830, préfcra-l-il supposer une faute dans
l'indication de la date consulaire, faute qu'il expliquait, d'ail-
leurs, par la grande difficulté des communications avec l'Ita-
lie, à l'époque dont il est question.

Mais ce savant est le premier qui ail reconnu le véritable
synchronisme de l'ère mauritanienne. Il en a fait application
dans un article de la Revue Archéologique du mois d'octobre
1834, en renvoyant, pour la preuve, à celte inscription d'Aïn-
Zada (I) :

Impcratore Caesare Marco Aurclio Sevcro Anlonino Rio Felice
Avgusio, domino nostro, Parlhico Rrilannico niaximo, consule
IIII, coloni capul salins Horreorum, cl Kalefacelenses Pardala-
rienscs, uram pro sainte ejus consacraverunt, cl nomen castello
quem eonstilucrunt Aurelianensï Anloniniano imposuerunt, et
deJicacerunt anno provinciae ccnlesimo sepluagesimo quarto.

La formule consule 1/1/ est, par elle-même, susceptible d'une
double interprétation : elle signifie qu'antérieurement à l'é-
poque de l'inscription, l'empereur avait été quatre fois consul;
ou bien qu'il l'était alors pour la quatrième fois. Dans la pre-
mière hypothèse , ce consulat n'esl qu'un terme en-deçà du-
quel il faut, tenir la date du monument, sans la préciser: flans
la seconde , c'en esl la date même. Or, celle dernière inter-
prétation assimile le i°" consulat de Caracalla, autrement dit
l'an 215 de J.-C, à l'an 174 delà province; elle conduirait
donc, comme la précédente inscription, à faire coïncider l'an
î" de Mauritanie avec l'an 40 de l'ère chrétienne.

I Inscriptions romaines de l'Algérie, n° 5,856.
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